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Du dégoût, de la colère et de l’incompréhension : témoignage d’un maraîcher du Tarn-et-Garonne

Un maraîcher de Merles, dans le Tarn-et-Garonne, a déposé plainte après avoir découvert sa borne d’irrigation ouverte et un rang d’aubergines écrasé par un véhicule durant la nuit du 16 août. Ces événements surviennent alors que les agriculteurs font face à des restrictions d’eau et à une année agricole particulièrement difficile.

Joël Hurreau, le maraîcher, a été alerté par un ami qui lui a demandé s’il avait laissé la borne ouverte. À son arrivée sur les lieux, il a constaté que l’eau s’écoulait encore de la borne. Après avoir coupé l’eau, il a remarqué que des traces de pneus indiquaient qu’un véhicule avait emprunté le chemin menant à son champ, écrasant les aubergines sur son passage.

La société Rives et Eaux, gestionnaire du réseau d’irrigation, a indiqué qu’il était difficile d’évaluer le volume d’eau perdu, aucun relevé n’ayant été effectué avant les faits. Cette ouverture volontaire d’une borne est une situation rare, selon son responsable.

Joël et sa femme, Magali, gèrent l’exploitation agricole Gaec Le Panier des Majo. « L’eau, on la paye », souligne Joël, qui est abonné au réseau d’irrigation. Actuellement, l’arrosage est interdit deux jours par semaine, du lundi au mardi et du jeudi au vendredi, en raison de la sécheresse qui affecte les cultures.

Les fortes chaleurs ont déjà eu un impact sur les récoltes, avec des pertes notables pour les aubergines, courgettes, poivrons et tomates. « Il n’y a presque rien qui pousse », déplore Joël, faisant état de pommes de terre grillées dans le champ.

Cette situation a suscité chez lui un sentiment de « dégoût, de colère et d’incompréhension ». Bien qu’il ait déjà été victime de vols, c’est la première fois qu’il fait face à ce type de dégradation. Joël a partagé son expérience sur les réseaux sociaux, recevant de nombreux messages de soutien de collègues agriculteurs.

Une plainte a été déposée auprès de la gendarmerie pour tenter de comprendre les motivations derrière cet acte.

Source : La Dépêche

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