Monique Barbut propose de financer l’adaptation au changement climatique via l’épargne des Français
La ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature, Monique Barbut, envisage de financer l’adaptation au changement climatique par le biais de « l’épargne des Français ». Cette proposition a été faite lors d’un entretien accordé à Libération, alors que les ressources de l’État sont jugées insuffisantes pour faire face aux défis climatiques.
Maintien au gouvernement après des garanties
Monique Barbut avait annoncé sa démission en juillet en raison de l’adoption de la loi d’urgence agricole, mais a finalement décidé de rester au gouvernement après avoir obtenu des « garanties » sur des sujets qui lui tiennent à cœur. Elle a déclaré : « Je peux me sentir plus fragile mais pas fragilisée », soulignant qu’elle est consciente des pressions exercées sur elle. Ses priorités incluent l’adaptation au changement climatique, la forêt et la santé environnementale.
Plan national d’adaptation au changement climatique
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a chargé Monique Barbut de présenter, d’ici octobre, de nouvelles mes pour « accélérer » la mise en œuvre du Plan national d’adaptation au changement climatique. Le troisième Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC), publié le 10 mars 2025, prévoit des actions à mettre en œuvre d’ici 2030.
Réduction du cadmium dans les engrais
La ministre a également abordé la question du cadmium, un métal lourd toxique, pour lequel le gouvernement prépare un décret visant à réduire sa présence dans les engrais phosphatés. Elle souhaite établir une norme maximale de 20 milligrammes par kilogramme (mg/kg) d’ici 2030, contre 90 mg/kg actuellement, ce qui représente une réduction plus rapide que celle prévue par le ministère de l’Agriculture.
Vigilance sur l’indépendance de l’Anses
Monique Barbut a commenté les récentes conclusions du Conseil constitutionnel, qui a validé la majorité de la loi d’urgence agricole, tout en exprimant sa volonté de veiller à ce qu’aucune pression ne soit exercée sur l’Anses concernant les délais d’expertise scientifique.
Source : Libération.



