Haute Autorité de Santé - Dépistage du cytomégalovirus au 1er trimestre de la grossesse : prise en charge et suivi

Dépistage du cytomégalovirus au 1er trimestre de la grossesse : prise en charge et suivi

La Haute Autorité de Santé (HAS) a récemment publié des recommandations sur le dépistage du cytomégalovirus (CMV) chez les femmes enceintes, en mettant l’accent sur la prise en charge des femmes séronégatives ou de statut inconnu au cours du premier trimestre de la grossesse. Cette infection, souvent asymptomatique, peut avoir des conséquences graves sur le fœtus si elle survient durant cette période.

Contexte factuel

Le cytomégalovirus est une infection qui touche près de la moitié de la population française. Lorsqu’elle est contractée dans les deux mois précédant la conception ou durant le premier trimestre de la grossesse, elle peut être transmise au fœtus, entraînant des séquelles auditives et neurologiques. La prévalence de l’infection congénitale à CMV est d’environ 0,4 % des naissances, faisant de cette infection la première cause de handicap congénital d’origine infectieuse.

Données ou statistiques

À la suite d’un avis favorable de la HAS en 2025, des recommandations ont été formulées pour guider les professionnels de santé. Les objectifs incluent :

  • La mise en place de recommandations claires sur les mes d’hygiène pour prévenir les infections.
  • La définition d’une prise en charge précise en cas de dépistage positif.
  • L’assurance d’un accès équitable à des soins de qualité sur l’ensemble du territoire.

Les recommandations précisent que les femmes doivent être informées des risques associés au CMV dès le projet de grossesse, et que des sérologies doivent être réalisées le plus tôt possible, notamment toutes les quatre semaines durant le premier trimestre pour les femmes séronégatives.

Conséquence directe

En cas de primo-infection confirmée, une consultation dédiée doit être organisée rapidement pour discuter des options de traitement et orienter les patientes vers des équipes spécialisées, afin de réduire le risque de transmission au fœtus et d’adapter la prise en charge obstétricale.

Pour plus d’informations, consultez le site de la Haute Autorité de Santé.

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