Nîmes : des soupçons de maltraitance sur un garçon de 8 ans enfermé tout l'été dans sa chambre, un placement demandé – franceinfo

Soupçons de maltraitance sur un garçon de 8 ans à Nîmes : une enquête ouverte

Une enquête a été ouverte à Nîmes (Gard) suite à des soupçons de maltraitance sur un garçon de 8 ans, connu sous le prénom d’emprunt Léo. Selon les informations recueillies par ICI Gard Lozère, le beau-père de l’enfant est accusé de l’avoir enfermé dans sa chambre tout l’été, en pleine canicule.

Léo a été retiré de son domicile le 14 août, à la demande de sa mère, qui a exprimé des difficultés liées aux troubles de la personnalité de son fils et à des conflits avec son beau-père. Le procureur de Nîmes, Cécile Gensac, a précisé que le garçon était suivi depuis trois ans dans le cadre d’une assistance éducative, dans un contexte de séparation difficile entre ses parents.

Des voisines ont signalé avoir alerté la police à plusieurs reprises pour des faits de maltraitance. Elles ont constaté que Léo était enfermé dans sa chambre, et une vidéo sur les réseaux sociaux montre le garçon étant nourri par une voisine. Certaines voisines ont également rapporté avoir vu Léo jeter des mots par la fenêtre pour demander de l’aide, et tenter de fuguer torse nu dans la rue.

Trois voisines témoignent avoir été témoins de violences physiques et verbales de la part du beau-père. Une voisine a même alerté l’école de Léo après qu’il ait subi un coup à la tête de la part de son beau-père. Le père de Léo, qui n’a plus la garde de son fils, avait déjà déposé une plainte en mars 2026 pour des faits de violence.

L’enquête pénale, confiée au commissariat de police de Nîmes, vise à déterminer les différentes formes de violences auxquelles Léo a pu être confronté. Concernant sa demi-sœur, âgée de 8 mois, aucun placement n’a été prononcé. Les policiers n’ont pas constaté de manquement lors de leur intervention.

Cette affaire soulève des questions sur la protection des enfants et les mécanismes de signalement des maltraitances. Les autorités judiciaires doivent maintenant examiner les faits et les témoignages pour garantir la sécurité de l’enfant.

Source : ICI Gard Lozère

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