Qui devait débroussailler ? Après l’incendie dans le sud de l’Ille-et-Vilaine, voici où en est l’enquête
L’enquête progresse suite à l’incendie majeur qui a ravagé la commune de Saint-Just, au sud de l’Ille-et-Vilaine, entre le mercredi 12 et le vendredi 14 août. Environ 230 hectares de landes et de forêt ont été détruits, touchant notamment le site mégalithique des Landes de Cojoux, considéré comme le deuxième plus important de Bretagne.
Selon Le Télégramme, la piste accidentelle est privilégiée par les enquêteurs. Jean-Marie Blin, procureur de la République adjoint de Rennes, a déclaré que l’origine du feu pourrait être attribuée à la chute d’une branche sur une ligne électrique, associée à un défaut d’entretien du terrain environnant, qui n’était pas suffisamment débroussaillé. Il a précisé que cette chute aurait provoqué un arc électrique, enflammant la végétation. Une enquête a été ouverte par la brigade de recherches de Redon pour « destruction involontaire par incendie causé par un manquement à une obligation de sécurité ».
Les gendarmes se concentrent désormais sur l’identification des responsables du débroussaillement, que ce soit le propriétaire du terrain ou celui de l’installation électrique. La question cruciale demeure : qui était chargé de l’entretien de la végétation autour des poteaux et câbles électriques ? Contacté, Enedis Bretagne, gestionnaire du réseau d’électricité, a choisi de ne pas commenter, indiquant que « l’enquête est en cours pour établir l’origine du départ du feu » et qu’Enedis collabore avec les autorités compétentes. Selon des informations recueillies, le terrain appartient à un propriétaire privé, qui n’a pas pu être joint.
Un flou persiste concernant les responsabilités en matière de débroussaillement. Certains agriculteurs, dont les parcelles sont traversées par des lignes électriques, soutiennent qu’Enedis est responsable de l’entretien des abords de ses lignes, tandis que d’autres affirment que cette tâche incombe aux agriculteurs eux-mêmes. Enedis a précisé que les obligations varient selon les situations et qu’une analyse est en cours pour déterminer les responsabilités spécifiques dans cette zone.
De plus, des exploitants sur place ont signalé que des travaux de remplacement de l’installation électrique étaient en cours avant l’incendie, une information qu’Enedis n’a pas confirmée.
Source : Le Télégramme


