En Corée du Sud, le rapprochement avec le Nord voulu par Donald Trump divise le champ politique
Depuis janvier 2025, les alliés des États-Unis ont pris l’habitude de suivre avec attention les déclarations de Donald Trump sur Truth Social. Dimanche 16 août, le président américain a annoncé une réduction significative des exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud, marquant un tournant dans la stratégie militaire américaine dans la région. Ces exercices, qui ont débuté le 17 août, soulèvent des inquiétudes tant au sein de la classe politique sud-coréenne que parmi les experts en relations internationales.
Ce changement de cap s’inscrit dans un contexte où les tensions entre les deux Corées demeurent élevées. Le rapprochement proposé par Trump suscite des réactions mitigées, certains y voyant une opportunité de paix, tandis que d’autres craignent un affaiblissement de la dissuasion face aux provocations de Pyongyang.
Les récents sondages montrent que l’opinion publique sud-coréenne est également divisée. Selon une enquête menée par l’institut de sondage coréen, 45 % des Sud-Coréens soutiennent le rapprochement, tandis que 40 % s’y opposent, montrant une polarisation croissante sur la question de la sécurité nationale.
Cette situation pourrait avoir des conséquences directes sur la politique intérieure sud-coréenne, alors que les partis rivalisent pour définir leur position face à la menace nord-coréenne et au rôle des États-Unis dans cette dynamique.
Source : La Croix



