Virus du Nil occidental : l’ECDC appelle à la vigilance
Alors que la zone touchée par les moustiques vecteurs du virus du Nil occidental ne cesse de s’étendre, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) invite la population à prendre des mes pour éviter les piqûres de moustiques.
Des provinces italiennes comme Campobasso et Viterbe ont récemment attiré l’attention des autorités sanitaires, car elles font partie des six nouvelles zones européennes signalant une transmission locale du virus du Nil occidental (VNO), signe de l’expansion constante de cet agent pathogène à travers l’Europe. Ce virus est transmis à l’homme par des moustiques qui se sont nourris d’oiseaux infectés. Bien qu’il soit souvent asymptomatique, il peut entraîner des complications graves, voire mortelles.
L’Italie est particulièrement touchée, avec le virus circulant dans 55 provinces réparties sur 16 régions. À ce jour, sept décès liés au virus ont été recensés en 2026. La Grèce a enregistré, quant à elle, neuf décès, tous chez des adultes âgés de 65 ans et plus. Selon Céline Gossner, responsable de la section des maladies à transmission vectorielle et zoonotiques de l’ECDC, « les maladies transmises par les moustiques constituent un problème de santé publique de plus en plus préoccupant en Europe, car les changements climatiques entraînent des saisons de transmission plus longues et plus intenses ».
Actuellement, neuf pays européens ont signalé 429 cas humains d’infection par le virus du Nil occidental contractés localement : l’Italie en a signalé 224, la Grèce 105, l’Espagne 42, la Macédoine du Nord 30, la Roumanie 18, la France 6, la Serbie 2, ainsi que l’Allemagne et le Kosovo, avec un cas chacun. Des cas ont également été enregistrés pour la première fois dans le département français des Pyrénées-Orientales.
Les autorités sanitaires grecques ont émis une alerte concernant une circulation particulièrement intense du virus en Attique, incitant les autorités locales à intensifier leurs opérations de fumigation.
Actuellement, il n’existe pas de vaccin contre la fièvre du Nil occidental pour l’homme, bien que des vaccins soient disponibles pour les chevaux. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a récemment réitéré ses conseils sur la façon de se protéger contre l’infection et d’en reconnaître les symptômes, qui incluent fièvre, maux de tête, fatigue, courbatures, nausées, et parfois éruption cutanée.
L’OMS et l’ECDC exhortent les personnes vivant dans les zones touchées à se protéger des piqûres de moustiques en utilisant des répulsifs et en portant des vêtements protecteurs. Des mes à l’intérieur des habitations, comme des moustiquaires aux fenêtres et la climatisation, peuvent également offrir une protection efficace.
Dans une interview, Olivier Briet, expert de l’ECDC, a souligné la nécessité d’améliorer la protection des logements contre les moustiques. Les chercheurs ont également appelé à une approche plus systématique de la lutte contre les moustiques, en soulignant que la gestion locale reste fragmentée et souvent axée sur des mes à court terme.
Source : ECDC, OMS.



