Des circuits cérébraux flexibles capables de passer d’une tâche à l’autre
Une étude récente menée par des neuroscientifiques du MIT a révélé des preuves de l’existence de modules neuronaux flexibles dans le cerveau, capables de gérer plusieurs tâches cognitives. Cette recherche a été réalisée sur des souris et a montré que certaines neurones dans le cortex préfrontal peuvent stocker à la fois des entrées sensorielles et des plans d’action dans la mémoire de travail.
Les scientifiques ont longtemps théorisé que le cerveau contient des modules, ou groupes de neurones, qui effectuent les mêmes calculs sur différents types de tâches. Yuma Osako, chercheur postdoctoral au MIT et auteur principal de l’étude, a expliqué que le cerveau n’attribue pas un groupe distinct de neurones pour chaque type d’information, mais utilise plutôt les mêmes populations de neurones pour effectuer des calculs sur divers types d’informations.
Cette découverte soutient l’idée que des circuits réutilisables permettent au cerveau de mélanger et d’associer des composants pour générer une variété de comportements. Les auteurs seniors de l’étude, Mriganka Sur et Timothy Buschman, ont publié leurs résultats dans la revue Nature Neuroscience.
L’étude met en lumière la manière dont le cerveau humain peut représenter une grande diversité d’informations avec un nombre limité de neurones. Les chercheurs ont observé que, pendant certaines tâches, les neurones du cortex préfrontal peuvent alterner entre le stockage de la mémoire d’une tonalité et la mémorisation d’un plan d’action.
Les résultats de cette recherche indiquent que des circuits computationnels identiques peuvent être utilisés pour différentes fonctions, ce qui signifie qu’il n’est pas nécessaire de créer un nouveau circuit à chaque fois qu’une nouvelle tâche doit être apprise. Les chercheurs prévoient d’explorer comment l’inhibition de ces modules pendant différentes phases des tâches pourrait influencer le comportement des animaux.
Cette étude a été financée par plusieurs organismes, dont les National Institutes of Health et la Japan Society for the Promotion of Science.
Source : MIT News



