Lobbyistes sous pression : l’IA s’invite dans la bulle bruxelloise

Lobbyistes sous pression : l’IA s’invite dans la bulle bruxelloise

Le marché de l’emploi à Bruxelles, en particulier pour les jeunes professionnels dans le secteur du lobbying et des relations publiques, devient de plus en plus compétitif. L’intelligence artificielle (IA) commence à remplacer des tâches traditionnellement effectuées par des collaborateurs juniors, rendant l’accès à ces postes encore plus difficile.

En juillet, alors que les jeunes actifs se rassemblent sur la place du Luxembourg, peu d’entre eux évoquent leur avenir professionnel. La saturation du marché est palpable, avec des diplômés qui affluent vers la capitale européenne, se disputant un nombre limité de postes. Un jeune professionnel italien, actuellement à son quatrième stage, souligne que « le marché est déjà saturé ».

Les services de conseil, qui englobent une multitude de rôles allant de la comptabilité au conseil juridique, sont cruciaux à Bruxelles. Des dizaines de milliers de professionnels aident les entreprises à naviguer dans le complexe système des institutions européennes. Cependant, les avancées en matière d’IA pourraient compliquer davantage la recherche d’emploi, car cette technologie prend une place prépondérante dans le secteur des affaires publiques.

Mark Dober, chasseur de têtes, indique que le milieu bruxellois pourrait être moins exposé aux pertes d’emploi dues à l’IA que d’autres secteurs. Selon lui, l’IA pourrait permettre aux consultants de se concentrer sur des tâches stratégiques, mais cela pourrait également réduire le besoin de postes juniors. « Il y aura peut-être moins d’emplois pour les juniors dans le conseil », affirme-t-il, tout en précisant que « rien n’est encore joué ».

Des entreprises comme FleishmanHillard ont déjà intégré des outils d’IA dans leurs processus, permettant aux jeunes collaborateurs de se concentrer sur l’établissement de relations avec les décideurs politiques. Cependant, Alan Hardacre, cofondateur d’Advocacy Academy, note que le secteur est encore à ses débuts en matière d’intégration de l’IA, et de nombreux changements sont à prévoir.

Face à ces évolutions, les professionnels, qu’ils soient jeunes ou expérimentés, sont encouragés à développer des compétences relationnelles et à s’engager dans des activités qui ne dépendent pas uniquement des ordinateurs. Cela pourrait les aider à créer de la valeur hors ligne, un aspect que l’IA ne pourra pas remplacer.

Source : Euractiv

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