Cérémonie du Bois Caïman : un acte fondateur de la mémoire collective transatlantique
Du 14 au 15 août 1791, une rencontre nocturne d’Africains réduits en esclavage s’est tenue sur l’habitation Lenormand de Mézy, à Morne-Rouge, près du Cap-Français, dans le nord de la colonie de Saint-Domingue. Cet événement est communément désigné sous le nom de « Cérémonie du Bois Caïman ». Bien que certains chercheurs, tels que Hoffman en 1992, remettent en question l’historicité de cette rencontre, la mémoire historique la considère comme un moment clé dans la lutte pour la liberté et l’émancipation.
La Cérémonie du Bois Caïman est souvent entourée de récits qui comportent des contradictions. Néanmoins, elle est perçue comme un acte fondateur dans la construction d’une éthique [dé]coloniale. À cet égard, la sixième édition du Festival du Souvenir met en avant l’importance politique et mémorielle de cet événement, soulignant son rôle dans la lutte contre l’oppression coloniale.
Ce festival, qui célèbre la mémoire de cet acte historique, vise à renforcer la conscience collective autour des luttes passées et à encourager une réflexion sur les enjeux contemporains liés à la décolonisation et à l’identité.
La Cérémonie du Bois Caïman reste ainsi un symbole puissant de résistance et de quête de liberté, rappelant les luttes menées par les ancêtres pour leur émancipation.
Source : La mémoire collective transatlantique.



