La crise donne des arguments pour faire accepter les travaux : le confort d’été en question dans les copropriétés

Face à l’été caniculaire, de nombreux Français prennent conscience de l’urgence de réaliser des travaux pour asr le confort d’été dans leurs logements. Toutefois, dans les copropriétés, ces rénovations peuvent prendre plusieurs années.

Cette saison estivale, marquée par trois vagues de chaleur, a mis en lumière la nécessité d’améliorer le confort thermique. La pose de volets, l’isolation des toits, l’installation de climatisation ou encore la végétalisation des espaces extérieurs sont devenues des priorités, notamment pour les habitants de logements qualifiés de « bouilloires thermiques », représentant environ 50 % des logements selon certaines études.

Olivier Princivalle, président de la FNAIM Grand Paris, indique qu’il ne reçoit « pas plus de demandes pour des installations de climatisation, ni volets ou stores », en raison du calendrier des assemblées générales. Il souligne que les travaux de confort d’été, qui étaient quasi absents des dossiers de financement de rénovation il y a deux ans, représentent désormais 10 % des projets traités par Synergiec.

Sylvain Lefevre, président de Synergiec, estime que la réflexion sur le confort d’été prendra de l’ampleur dans les mois à venir, avec une anticipation des dossiers d’ici six mois.

La rénovation d’une copropriété nécessite en moyenne trois ans, en tenant compte des diagnostics techniques, des démarches administratives, des votes en assemblée générale et de la réalisation des travaux. Dans une copropriété de 430 logements à Saint-Cyr-l’Ecole, les travaux d’isolation et de remplacement de fenêtres sont presque terminés, mais les résidents, en majorité des personnes âgées, continuent de ressentir la chaleur. Christophe Pascal, membre du conseil syndical, souligne que la climatisation et les espaces verts ne seront envisagés que dans les prochaines années, après avoir déjà investi 10 millions d’euros dans la rénovation thermique.

Frédéric Delhommeau, directeur habitat et énergie de l’Agence parisienne du climat, note qu’il y a eu une prise de conscience sur le confort d’été avant la canicule. Il affirme que la crise actuelle permet de renforcer les arguments en faveur de travaux nécessaires.

À Bordeaux, la résidence-services Jardin d’Arcadie modernise ses installations pour limiter la surchauffe, en intégrant des éléments comme des débords de toit et des stores extérieurs. Cependant, le débat sur la climatisation individuelle n’a pas été suffisamment approfondi, selon Philippe Beguerie, membre du conseil syndical.

Jean-Philippe Gras, architecte du projet, rappelle que la pression réglementaire sur les travaux de bâtiment est tournée vers le confort d’hiver, ce qui nuit à la réflexion sur les solutions estivales.

Source : BFM TV

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