Scandale à l’hôpital de Tivaouane : Deux Arrestations Après La Découverte D’un Incroyable Trafic De Médicaments
Une affaire de trafic de médicaments hautement contrôlés secoue l’hôpital Mame Abdou Aziz Sy Dabakh de Tivaouane. Selon le journal Libération repris par Seneweb, le poste de police de Nguinth de Thiès a été alerté par le président des pharmaciens privés de la ville, propriétaire de la « Pharmacie Rond-Point Nguinth ». Ce dernier a signalé le comportement suspect d’un client qui tentait d’acheter de l’Alpraz 1 mg avec ordonnance, après s’être déjà présenté la veille pour le même produit. Ce médicament, appartenant à la famille des benzodiazépines, est strictement réglementé en raison de ses effets anxiolytiques.
L’individu, identifié comme El H. S. Cissé, un marchand ambulant, a d’abord invoqué des « troubles du sommeil ». Lors de son interpellation, les policiers ont découvert en sa possession sept ordonnances d’Alpraz, tamponnées avec le cachet du docteur Mamadou Ka, ainsi qu’une tablette de 14 comprimés d’Alpraz, une boîte de 11 comprimés de Lexomil 6 mg, et une somme de 740 000 F CFA. L’exploitation de son téléphone a également révélé dix autres photos d’ordonnances similaires.
Entendu par les enquêteurs, Cissé a mis en cause un agent de sécurité de l’hôpital, surnommé « Capitaine », identifié plus tard comme M. N. Ndiaye. Sur instructions du procureur de Thiès, une opération a été menée à l’hôpital de Tivaouane pour son interpellation. Le vigile a avoué avoir récupéré un cachet du docteur Mamadou Ka dans l’enceinte de l’hôpital, subtilisé des ordonnances vierges dans le bureau des médecins, puis établi de fausses prescriptions de psychotropes qu’il revendait à son complice.
Une perquisition à son domicile a permis de saisir le tampon nominatif du médecin, comportant des fautes d’orthographe. Les deux suspects ont été placés en garde à vue pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux en écriture privée, vol, exercice illégal de la médecine et infractions à la législation sur les stupéfiants. L’enquête se poursuit.
Source : Libération, Seneweb
