La France, deuxième pays européen qui taxe le plus les automobilistes

La France, deuxième pays européen le plus taxé pour les automobilistes

La France se classe au deuxième rang des pays européens en matière de taxation des automobilistes. Après avoir acquitté une TVA de 20 % lors de l’achat d’un véhicule neuf, les automobilistes doivent également s’acquitter de la carte grise et des diverses taxes associées. Parmi celles-ci figurent la taxe régionale, calculée en fonction de la puissance fiscale du véhicule, ainsi que des taxes sur les véhicules polluants.

50 milliards de recettes fiscales en 2026

Introduit en 2008, le malus écologique est calculé en fonction des émissions de dioxyde de carbone, s’appliquant à partir de 108 g/km. Ce malus peut atteindre jusqu’à 80 000 euros pour les véhicules les plus polluants. En 2022, un malus poids a été instauré, visant à taxer les véhicules thermiques pesant plus de 1,5 tonne, tandis que les véhicules électriques sont exemptés.

Selon une synthèse de l’association « 40 millions d’automobilistes », les conducteurs français sont considérés comme une source importante de revenus pour l’État. En effet, à chaque passage à la pompe, environ 60 % du coût d’un plein de carburant revient à l’État. Les recettes fiscales générées par les carburants devraient atteindre 46,3 milliards d’euros en 2024, avec des prévisions dépassant les 50 milliards d’euros pour 2026, malgré la crise du carburant.

Les projections indiquent qu’en 2026, avec un prix du litre de carburant fixé à 2 euros, la part de la fiscalité pourrait s’élever à 1,17 euro.

Rouler et soutenir l’État

Chaque plein de carburant représente donc une part significative du budget des automobilistes qui finit dans les caisses de l’État. Les recharges électriques ne sont pas en reste, étant également soumises à une taxation de 20 %. De plus, les péages routiers continuent de contribuer aux recettes fiscales, avec environ 40 % de taxes diverses sur leur montant. Les assurances automobiles sont également alourdies par des taxes spécifiques, telles que la taxe sur les conventions d’assurance et une taxe forfaitaire de 6,50 euros relative à la sécurité.

En somme, le modèle fiscal français sur l’automobile génère des recettes substantielles pour l’État, renforçant ainsi la dépendance budgétaire à l’égard des conducteurs, qu’ils soient propriétaires de véhicules thermiques ou électriques.

Source : 40 millions d’automobilistes

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