Abattage de blaireaux : « Tirer sur la faune n’est pas une solution pérenne », affirme la LPO Alsace
Dans le Bas-Rhin, la situation des blaireaux devient préoccupante. Alors que ces animaux, assoiffés par la sécheresse, sont soupçonnés d’endommager les cultures agricoles et les systèmes d’irrigation viticoles, des dérogations à leur statut de protection ont été accordées. Classé « non chassable » depuis 2003, le blaireau a fait l’objet de plusieurs dérogations autorisant son abattage, notamment à Seltz et Dalhunden en 2026.
Les viticulteurs de la région, confrontés à des dégâts sur leurs installations, accusent les blaireaux de ronger les tuyaux d’arrosage à la recherche d’eau. Cette situation, décrite par les Dernières Nouvelles d’Alsace, met en lumière le dilemme entre la protection de la faune et la préservation des cultures.
La Ligue de protection des oiseaux d’Alsace (LPO Alsace) s’oppose fermement à ces mes. Cathy Zell et Chloé Gohn, porte-paroles de l’association, soulignent que l’abattage ne résout pas le problème à long terme. Selon elles, des solutions alternatives devraient être envisagées pour gérer la cohabitation entre l’agriculture et la faune sauvage.
La préfecture a autorisé l’abattage de ces animaux en réponse à des plaintes croissantes des agriculteurs, mais la LPO Alsace appelle à une réflexion plus large sur la gestion des ressources naturelles et la protection de la biodiversité.
Cette situation soulève des questions cruciales sur la manière dont les conflits entre l’homme et la faune sauvage doivent être gérés, en évitant des solutions qui pourraient avoir des conséquences durables sur l’écosystème local.
Source : Dernières Nouvelles d’Alsace, LPO Alsace.



