Kenya : Nouvelles violences lors d’un rassemblement de l’opposition à Homa Bay
Au Kenya, des violences ont éclaté ce dimanche 16 août à Homa Bay, dans l’ouest du pays, où se tenait un rassemblement de l’opposition. Le sénateur de Nairobi, Edwin Sifuna, a fait le déplacement ainsi que d’autres députés, sous la bannière du mouvement Linda Mwananchi, qui vise à rassembler la jeunesse et rallier les mécontents du gouvernement de William Ruto en vue des élections présidentielles d’août 2027. Le président, contesté, a annoncé sa candidature à sa réélection. L’opposition cherche à se mobiliser, mais les actes de violence lors d’événements politiques se sont multipliés ces derniers mois, suscitant des inquiétudes à moins d’un an des élections.
Dans l’ouest du Kenya, le convoi de l’opposition a essuyé des jets de pierres et a dû naviguer entre des barrages routiers avant d’entrer dans Homa Bay. La presse kényane a décrit une ville en proie au chaos dès le matin du 16 août, avec des routes bloquées et des hommes armés de bâtons et de machettes circulant dans les rues. Des agressions de passants ont été rapportées, et deux journalistes de l’AFP ont été attaqués.
La police a déclaré avoir arrêté 15 personnes la veille du rassemblement, en possession d’armes et soupçonnées d’être « des criminels » recrutés pour « perturber des activités politiques ».
L’opposition et la société civile dénoncent un climat politique de plus en plus violent, marqué par l’utilisation de goons, des hommes de main, lors de rassemblements. Une élection partielle en juillet a également été marquée par des actes de violence.
Selon Amnesty International, les événements de dimanche représentent « une menace grave pour les droits et libertés garantis par la Constitution kényane ». L’ONG appelle à une enquête à l’approche des élections de 2027.
Source : AFP



