C’était ça ou mourir : Un phénomène de la rentrée littéraire
Le roman C’était ça ou mourir de Thélyson Orélien, publié ce mois d’août aux éditions Grasset, s’impose d’ores et déjà comme l’un des événements marquants de la rentrée littéraire. Parmi les 461 romans attendus, ce premier livre de l’auteur canadien d’origine haïtienne attire une attention particulière.
L’intrigue suit Jonas Dorléon, un professeur d’histoire-géographie de Port-au-Prince, en Haïti. Face à la violence et la terreur des gangs, il décide de fuir son pays. Équipé d’un simple sac plastique contenant un slip, une photo de sa mère, son diplôme et un recueil de poésie, il aspire à rejoindre le Québec, où l’attend une cousine éloignée. Son périple, qui le mène à travers la République dominicaine, le Mexique et le Brésil, est jalonné de dangers et d’humiliations.
L’écriture d’Orélien est décrite comme précise et imagée, abordant des thèmes contemporains tels que l’accueil des migrants. À travers le récit, il évoque la dureté du voyage et les réalités cruelles auxquelles sont confrontés les exilés, tout en intégrant une dimension sarcastique.
Bien que C’était ça ou mourir ne soit pas un récit autobiographique, il est fortement influencé par l’expérience personnelle de l’auteur, qui a quitté Haïti après le séisme de 2010. Orélien, né en 1988, a grandi dans une famille de classe moyenne, où la littérature et l’écriture ont joué un rôle central dans son développement.
Le manuscrit a suscité un vif intérêt dès sa soumission aux Éditions du Boréale, entraînant l’acquisition des droits par Grasset pour l’Europe, suivie de 13 autres éditeurs dans le monde. Ce phénomène sans précédent dans l’histoire de la maison d’édition témoigne de l’impact de l’œuvre.
À Montréal, les critiques sont élogieuses, soulignant la puissance du texte. Gaël Faye, auteur du best-seller Petit Pays, a décrit le roman comme « un baume autant qu’une claque ». Cette réception positive pourrait indiquer un avenir prometteur pour Orélien.
Source : Le HuffPost



