L’heure des hantises ou la parabole – sur Minuit à bord de Laura Alcoba
Par Bertrand Leclair
Le dernier roman de Laura Alcoba, Minuit à bord, explore les traces de l’artiste Benjamin Fondane, un juif roumain exilé à Paris, et de son film disparu, tourné à Buenos Aires en 1936 grâce à Victoria Ocampo. Ce récit, qualifié d’« enquête romanesque », navigue entre les rives de l’Atlantique et les époques, tout en se construisant avec une finesse narrative.
Au fur et à me de la lecture, l’ouvrage se révèle être une véritable illumination, surtout dans son dernier tiers. Une image complexe, semblable à un motif tissé dans un tapis persan, émerge des mots, soulignant la profondeur des thèmes abordés. Ce motif, bien que symbolique, questionne la manière dont le texte opère, invitant le lecteur à s’interroger sur le fonctionnement de l’histoire.
Le récit s’ancre dans des conditions particulières d’écriture, notamment lors d’une résidence dans un ancien hôtel de luxe en béton surplombant la Méditerranée, datant des années 30. Ce cadre atypique enrichit la réflexion sur le passé, le présent et les implications contemporaines de l’œuvre.
En conclusion, Minuit à bord de Laura Alcoba propose une réflexion profonde sur l’art et l’existence, tout en dévoilant les mystères de l’histoire à travers une écriture subtile et évocatrice.
Source : AOC Media



