Une première : le James-Webb découvre trois trous noirs supermassifs dans une même galaxie
Le télescope spatial James-Webb a réalisé une découverte sans précédent en identifiant un trio de trous noirs supermassifs dans la galaxie J0148-4214, située à 12,5 milliards d’années-lumière de la Terre. Cette galaxie, qui date d’environ 1,2 milliard d’années après le Big Bang, est désormais la première connue à abriter trois trous noirs actifs en phase d’accrétion, c’est-à-dire absorbant activement de la matière.
Une équipe internationale de chercheurs, affiliée à l’institut Max Planck, a confirmé cette découverte grâce à des mes précises de la masse et des distances des trous noirs. Les deux premiers trous noirs ont des masses respectives de 80 millions et 0,6 million de masses solaires, séparés par 620 années-lumière. Le troisième, d’une masse de 2 millions de masses solaires, se trouve à 5 500 années-lumière du duo.
Pour localiser ces trous noirs, les chercheurs ont observé des régions où la matière se déplace à grande vitesse, révélant une large émission d’hydrogène alpha. Cette activité intense indique un noyau galactique en proie à un « festin » de matière.
Cette découverte soulève des questions sur l’avenir de ces trois trous noirs. Les deux plus proches pourraient fusionner dans quelques centaines de millions d’années, tandis que le troisième, éloigné, pourrait provenir d’une fusion galactique antérieure. Selon Roberto Maiolino, professeur à l’université de Cambridge et co-auteur de l’étude, ces résultats suggèrent que la fusion de trous noirs pourrait être un moyen rapide de leur croissance dans l’univers précoce.
Cette avancée dans l’astrophysique permet non seulement de mieux comprendre l’évolution des galaxies, mais aussi de dévoiler des mécanismes internes tels que les mouvements d’accrétion autour des trous noirs. Le télescope James-Webb ouvre ainsi une nouvelle ère d’observation des galaxies anciennes et des phénomènes astrophysiques.
Source : Les Numériques.



