À Grenoble, 120 jeunes s’engagent dans des missions de solidarité cet été
S’occuper pendant l’été tout en découvrant des métiers variés, tel est l’objectif des « Chantiers jeunes », des missions de solidarité organisées à Grenoble. Tout au long des vacances, une centaine de jeunes âgés de 16 à 20 ans explorent divers secteurs, notamment celui de la propreté.
Ce lundi, ces jeunes se sont glissés dans la peau d’agents de propreté lors d’une « cleanwalk ». Le principe de cette initiative est simple : marcher à travers l’espace public pour nettoyer et ramasser des déchets. Hadja, une volontaire de 17 ans, exprime son sentiment de fierté : « J’ai un sentiment de fierté de pouvoir aider la ville, je me sens utile. » Munis de gants, de pinces et de poubelles, les participants ont pris conscience de la quantité de déchets, notamment de mégots, laissés dans la rue.
Laurette Rimet-Meille, adjointe aux Jeunesses et aux Sports à la Ville de Grenoble, souligne l’importance de cette initiative. « L’entretien d’un espace public demande de la collaboration, ça concerne tout le monde », déclare-t-elle. Elle voit dans ces chantiers une occasion de « faire vivre la solidarité » et de valoriser l’engagement des jeunes dans des actions d’intérêt général.
Au cours de ces deux semaines, les jeunes découvrent une pluralité de secteurs, de l’animation à la distribution alimentaire, grâce à des partenaires associatifs et des services municipaux. Ils s’engagent auprès de divers publics, allant des personnes âgées aux enfants.
Parmi les missions, Hadja a été séduite par son expérience au sein d’Emmaüs. « Ça m’a permis de découvrir la solidarité entre les employés, ça m’a beaucoup plu », confie-t-elle. Cette année, 120 jeunes ont été sélectionnés par tirage au sort parmi les 210 candidatures reçues par la mairie.
Levina Dia, coordinatrice jeunesse à la Ville de Grenoble, précise : « L’idée c’est aussi de découvrir ce que c’est que de s’engager. On leur donne le pouvoir de s’engager dans et pour la ville. » Les jeunes, souvent appréhensifs au début, témoignent d’une grande satisfaction à la fin de leur mission.
Jawed, 18 ans, se montre curieux pour la suite du programme : « Le maraîchage auprès d’une association, ça m’intrigue. » Hadja, quant à elle, envisage cette expérience comme un atout pour son futur professionnel, même si elle souhaite s’orienter vers le droit.
À l’issue de ces deux semaines, les jeunes sont rémunérés à hauteur de 210 euros.
Source : France 3 Régions



