En quête d’influence en Afrique, la Russie multiplie les ingérences visant la France
Publié le 14/08/2026, 07:30
Mis à jour le 14/08/2026, 07:44
Temps de lecture : 1 min
Depuis une dizaine d’années, la Russie s’est affirmée comme un acteur clé sur le continent africain, particulièrement dans les pays du Sahel tels que le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Ces nations, dirigées par des régimes militaires, deviennent des cibles privilégiées pour des opérations de désinformation prorusses.
L’objectif de ces campagnes est de discréditer les anciennes puissances coloniales, en particulier la France, afin de s’implanter à leur place sur le plan économique. Les narrations véhiculées par les propagandistes russes sont souvent simplistes et répétées, présentant la Russie comme un partenaire respectueux de la souveraineté africaine, tandis que la France est accusée de néocolonialisme. Par exemple, après le coup d’État au Niger en 2023, des rumeurs infondées ont circulé, prétendant que des avions de chasse français atterrissaient au Sénégal pour une intervention militaire, alimentant ainsi la méfiance envers Paris.
La milice Wagner, qui a longtemps été un vecteur de l’influence russe en Afrique, a vu son rôle évoluer depuis la mort de son chef en 2023. Aujourd’hui, l’African Initiative, officiellement une agence de presse dédiée à l’actualité africaine, est considérée par Viginum, le service de l’État français contre les ingérences étrangères, comme un des principaux canaux de l’influence informationnelle russe sur le continent.
Cette agence ne se limite pas aux réseaux sociaux ; elle collabore également avec des relais locaux, des journalistes et des influenceurs pour adapter ses messages et les rendre plus acceptables pour les populations locales. Selon un rapport de Viginum, un partenariat a été établi avec Savane FM, une source d’information majeure au Burkina Faso.
Des données du Centre d’études stratégiques africaines indiquent que la Russie a mené 19 campagnes de désinformation au Sahel depuis 2018, avec des témoignages de fact-checkers maliens évoquant des opérations à grande échelle.
Source : Franceinfo



