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« Il n’y a aucun moyen de transport qui passe de village en village » : dans le Gers, les voyageurs sans permis à la recherche de solutions

Dans le Gers, un département rural où la voiture est souvent indispensable, les personnes sans permis de conduire rencontrent des difficultés croissantes pour se déplacer. Les distances peuvent séparer les services, les commerces et les lieux de travail, forçant chacun à chercher des alternatives pour maintenir leur autonomie.

Julien, habitant de Panjas, témoigne : « Pendant quatre mois, j’étais enfermé chez moi. Mes premiers voisins étant à 5 km, je me sentais encore plus enclavé. » Après avoir perdu son permis, il a constaté que « dans le Gers, il n’y a aucun moyen de transport qui passe de village en village. » Sa solution a été de louer une Citroën Ami à Dax pour 560 euros par mois, une option rendue possible grâce à sa situation familiale.

À Valence-sur-Baïse, Philippe a également adapté ses habitudes. « Financièrement, une voiture c’est cher », explique-t-il. Il utilise le réseau liO Occitanie et parcourt parfois de longues distances à pied, comme entre Valence-sur-Baïse et Condom, un trajet qu’il a effectué à plusieurs reprises en prenant jusqu’à 4 heures et 30 minutes.

Les solutions de transport varient selon les localités. Charline Dumont, élue du Grand Auch en charge des mobilités et transports, souligne que les transports collectifs dans l’agglomération ont enregistré 876 507 voyages pour 431 579 km parcourus. Le service de location de vélos électriques, lancé il y a un an, a vu plus de 13 000 locations en huit mois. Cependant, ces nouvelles offres doivent encore trouver leur public dans les zones rurales.

Pour les personnes sans permis, le programme TIMS propose un accompagnement personnalisé, incluant la mise à disposition de Citroën Ami ou de vélos à assistance électrique. « Les voiturettes sont très sollicitées par ce public, avec un bon taux de rotation », indique Charline Dumont.

Le Grand Auch travaille également à améliorer l’intermodalité et à mieux répondre aux besoins des usagers. « Il faut qu’on travaille davantage sur le partage des usages », ajoute-t-elle.

Cette évolution vise à rendre les déplacements plus accessibles pour ceux qui ne peuvent pas compter sur une voiture, avec l’espoir que la situation s’améliore dans les années à venir.

Source : La Dépêche

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