Ce que l’on sait de la double cyberattaque massive visant les Finances publiques

Double cyberattaque massive contre les Finances publiques françaises

Le ministère de l’Action et des Comptes publics a confirmé, dans un communiqué diffusé le jeudi 13 août, avoir été victime d’une double cyberattaque. La première attaque, survenue fin juin, a permis un « accès illégitime » à son système d’information, entraînant la consultation et l’extraction de données de particuliers et de professionnels. La seconde attaque, qui a eu lieu fin juillet, a ciblé le Serveur professionnel de données cadastrales (SPDC) de la Direction générale des Finances publiques (DGFiP), touchant potentiellement de deux à trois millions de personnes.

Cette situation n’est pas sans précédent pour Bercy, qui avait déjà été la cible d’une cyberattaque au début de l’année, visant le fichier Ficoba, qui recense les comptes bancaires ouverts en France.

Détails des cyberattaques

Selon le site spécialisé French Breaches, le cybercriminel, connu sous le pseudonyme ZeroBytes, a revendiqué l’intrusion sur un forum de hackers le 12 août. Il a réussi à compromettre des serveurs internes et à accéder à un VPN, permettant l’utilisation d’outils internes pour rechercher des informations sur les usagers.

La directrice générale des finances publiques, Amélie Verdier, a qualifié cette attaque de « plus sophistiquée » que celles précédemment observées, notant que l’assaillant n’a pas utilisé de « requêtage massif », une méthode facilement détectable par les systèmes de sécurité.

Victimes et données concernées

La DGFiP a annoncé que 678 000 particuliers et professionnels sont concernés par la première attaque. Concernant la seconde, French Breaches indique que près de deux millions de propriétaires de biens immobiliers pourraient être touchés. L’extraction de données aurait concerné exactement 2 041 778 personnes, selon les revendications du pirate.

Les données piratées incluent des informations personnelles et fiscales telles que les noms, prénoms, revenus fiscaux, et pour les entreprises, le numéro de Siren et l’adresse. Pour le piratage des données cadastrales, les informations portent sur les identités des propriétaires, leurs adresses, et des détails sur les parcelles foncières.

Risques et mes de sécurité

Les données volées pourraient être utilisées à des fins criminelles, notamment pour des tentatives de phishing ou des usurpations d’identité. Cependant, les autorités précisent que ces données ne permettent pas d’accéder aux comptes sécurisés sur impots.gouv.fr.

En réponse à ces incidents, Bercy a mis en place des mes de sécurité supplémentaires et a engagé des investigations approfondies pour évaluer l’ampleur des fuites. La DGFiP a également annoncé qu’elle notifierait les usagers concernés et collaborera avec la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) ainsi que l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI).

Source : Le HuffPost

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