Il faut que je sorte d’ici sinon je ne vais plus avoir d’argent : le Metal Market du Motocultor dévore le budget des festivaliers
« Pour les metalleux, ce sont les vacances. Ils économisent toute l’année pour se faire plaisir ici. » Entre deux concerts sur la plaine de Kerampuilh, les festivaliers du Motocultor profitent de l’occasion pour faire leurs emplettes. Si quelques boutiques sont installées en plein air, la majorité se concentre au Metal Market. Cette grande tente, véritable caverne d’Ali Baba, accueille divers exposants proposant des articles variés : vêtements, accessoires, bijoux, CD, vinyles, et livres. Sous le chapiteau, chacun a son style : certains déambulent au hasard à la recherche de la pépite vestimentaire ou musicale, tandis que d’autres se dirigent d’un pas décidé vers un stand repéré.
Pour les exposants, ces événements représentent une part importante de leur activité. Pascal Courjaret, du stand Rockzone Merch, souligne que « c’est le deuxième plus grand festival de metal derrière le Hellfest. On voit le monde et la bonne ambiance, donc on travaille bien aussi. » Les prix sur son stand varient « de vingt à une centaine d’euros, principalement pour les bijoux ».
Un peu plus loin, l’espace de la marque ligérienne Crève attire l’attention avec ses graphismes sombres mêlant humour et références à la pop culture. Florent Denneval, chef d’équipe, évoque un achat marquant : « Pour l’instant, le plus gros panier tournait autour de 350 €, un client qui a craqué pour plusieurs articles après nous avoir loupés au Hellfest. »
Chacun son budget… quand il y en a un
Des deux côtés des étals, la passion mène la danse et dévore le portefeuille de certains. Alexandre et Robin, à la recherche de vinyles, prévoient respectivement un budget de « 40 à 60 €, voire 80 € pour tous les achats du week-end ». Yume, quant à lui, fait ses achats de disque sans limite : « Je pense que je vais tourner autour d’une centaine d’euros. C’est une fois dans l’année, donc on se bouche le nez et on s’accorde ce plaisir. »
Lucas, un autre festivalier, se montre conscient des risques financiers : « Il faut que je sorte, sinon je ne vais plus avoir d’argent », plaisante-t-il en montrant ses achats. Il craint de craquer encore pour une veste du groupe Heilung, ajoutant qu’il a déjà dépensé plus de 300 €.
Ce phénomène de dépenses élevées est courant dans les festivals, où les passionnés de musique et de culture metal n’hésitent pas à investir pour se faire plaisir, malgré les risques pour leur budget.
Source : Le Télégramme



