Réintroduction de l’acétamipride : Sébastien Lecornu accuse ses opposants de ‘travestir la réalité’
Lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, ce mardi 21 juillet, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a accusé les écologistes de « mensonges » et leur a reproché d’entretenir « la colère avec duplicité » au sujet de la loi d’urgence agricole. Ce texte, qui doit être définitivement adopté ce soir à l’issue d’un ultime vote au Sénat, suscite une vive controverse concernant la réintroduction dérogatoire de certains pesticides.
« Le principe est l’interdiction, l’exception est une dérogation sur un segment très précis », a déclaré Sébastien Lecornu, précisant que la me sur l’acétamipride, critiquée par le président des députés socialistes, Boris Vallaud, n’est pas une initiative du gouvernement, mais a été issue de la commission mixte paritaire.
Cette me confère à l’Agence de sécurité sanitaire (Anses) la responsabilité d’autoriser, sous conditions, la réintroduction de deux pesticides interdits en France mais autorisés au sein de l’Union européenne : l’acétamipride et le flupyradifurone, qui pourraient être utilisés par certaines filières agricoles en difficulté.
Boris Vallaud a, quant à lui, accusé le Premier ministre d’une « triple faute » : ne pas respecter sa parole publique, refuser de retirer la question des pesticides, et interdire le débat parlementaire sur ce sujet.
Le ton s’est intensifié lorsque Cyrielle Chatelain, présidente des députés écologistes, a interrogé Lecornu sur le refus du gouvernement d’examiner des amendements visant à supprimer l’article contesté. Elle a déploré que « cette me n’a pas été débattue par l’Assemblée nationale », appelant à un respect du principe de précaution.
Répondant à ces critiques, le Premier ministre a dénoncé « la réitération successive de plusieurs mensonges » et a exhorté ses opposants à ne pas « travestir la réalité », les accusant de jouer sur les peurs. Il a également souligné l’ironie de la situation, en faisant référence à l’historique des écologistes qui avaient besoin de la science pour lutter contre le réchauffement climatique.
Source : LCP



