Meurtre de Pierre-Louis Giorgi à Ajaccio : Anthony Padovani renvoyé devant la cour d’assises
L’ordonnance de mise en accusation d’Anthony Padovani pour le meurtre de Pierre-Louis Giorgi a été rendue le 29 juillet dernier. Un procès doit désormais se tenir devant la cour d’assises d’Ajaccio, mais les délais restent encore flous.
Les faits se sont déroulés en décembre 2024 et avaient fortement ému la cité impériale. Une fusillade avait éclaté dans un bar d’Ajaccio, le Lamparo, faisant plusieurs blessés, dont Pierre-Louis Giorgi, qui a été directement visé et est décédé le lendemain. Quelques jours plus tard, Anthony Padovani, auteur des coups de feu, s’est rendu et a été mis en examen.
Deux ans après les faits, le juge d’instruction a rendu l’ordonnance de mise en accusation, renvoyant l’accusé devant la cour d’assises. Cependant, la date exacte du procès reste incertaine. Interrogée par France 3 Corse ViaStella, Me Anna-Maria Sollacaro, avocate d’Anthony Padovani, a précisé qu’il n’y aurait pas d’appel de cette mise en accusation, qui est donc définitive. Elle a également souligné qu’il est peu probable que le procès se tienne avant plusieurs mois, en raison de diverses contraintes, notamment une requête en nullité à examiner en septembre 2026 et une demande de dépaysement en cours d’examen.
La défense a déposé en avril dernier une requête pour le dépaysement du procès dans une autre cour d’assises, invoquant des menaces et intimidations sur la famille d’Anthony Padovani ainsi qu’une forte mobilisation populaire qui pourrait affecter l’impartialité des jurés. Vingt-trois personnes se sont constituées parties civiles, dont la famille de Pierre-Louis Giorgi. Me Julien Pinelli, avocat de cette dernière, a indiqué qu’elle ne commenterait pas la défense de Padovani, mais a affirmé que le procès devait se dérouler à Ajaccio, là où le crime a été commis.
Me Jean-François Casalta, représentant d’autres victimes, a également exprimé une préférence pour que le procès ait lieu dans la ville de commission de l’infraction, tout en soulignant l’importance d’une tenue rapide du procès. L’encombrement des cours d’assises pourrait néanmoins retarder la date de ce procès.
Source : France 3 Corse ViaStella.


