Mortimer au Musée départemental des Arts asiatiques de Nice
L’exposition « Mortimer et le Japon de papier » au Musée départemental des Arts asiatiques de Nice invite les visiteurs à découvrir l’univers de Blake et Mortimer en dialogue avec les collections japonaises du musée. Près de 160 œuvres et documents sont présentés, incluant des planches, calques, croquis préparatoires, ainsi que des archives inédites de la Fondation Edgar P. Jacobs. Parmi les pièces remarquables figurent un paravent du XVIIIe siècle doré à la feuille, un éventail de théâtre et un robot-samouraï conçu spécialement pour l’occasion.
Le commissaire de l’exposition, Éric Dubois, souligne que le fil conducteur de cette présentation est le papier, qui constitue un matériau commun à la bande dessinée et à l’estampe, servant de support à une narration par l’image. Le choix des 3 Formules du professeur Satō, dernier récit d’Edgar P. Jacobs, est particulièrement pertinent, car il confronte directement l’Orient et l’Occident, évoquant les grands mythes de la science-fiction.
Jacobs, bien qu’il n’ait jamais visité le Japon, a réalisé un travail documentaire considérable pour représenter ce pays. L’exposition met en avant des dessins préparatoires et des plans détaillés du laboratoire de Satō et du robot-samouraï, permettant ainsi d’apprécier la démarche créative de l’auteur.
Il est à noter que les œuvres sur papier ne peuvent rester exposées indéfiniment en raison de leur fragilité. Une rotation des originaux est prévue à partir du 3 novembre 2026, remplaçant les œuvres actuellement visibles par une nouvelle sélection issue du fonds de la Fondation Edgar P. Jacobs.
Cette exposition constitue ainsi une occasion unique de comprendre la construction du Japon de papier par Jacobs, tout en explorant les archives d’un auteur minutieux pour qui chaque détail, des laboratoires cybernétiques aux poubelles de Tokyo, revêt une importance.
Source : ActuaBD



