Politique. Les LFI Bagayoko et Diouara font l'objet d'un « racisme systémique », selon Mélenchon

Mélenchon dénonce un « racisme systémique » en défense de Bagayoko et Diouara

Jean-Luc Mélenchon, leader de La France Insoumise (LFI), a exprimé samedi son soutien envers Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis, et Aly Diouara, député et maire de La Courneuve, tous deux confrontés à des accusations qui, selon lui, relèvent d’un « racisme systémique » orchestré par « la caste ». Bagayoko fait l’objet d’une plainte pour emploi fictif, tandis que Diouara est accusé d’occuper indûment un logement social.

« Noir et LFI, c’est trop pour les suprémacistes médiatiques. Le racisme est devenu systémique comme moyen de lutte politique pour la caste », a déclaré Mélenchon sur le réseau social X, alors que les deux élus ont dû répondre à des allégations rapportées par le Canard Enchaîné.

Contexte des accusations

Bally Bagayoko, élu maire en mars dernier, est visé par une plainte de l’association AC ! Anti-Corruption pour des soupçons de détournement de fonds publics et d’emploi fictif, suite à des informations sur un cumul de fonctions à temps plein à la RATP et dans ses fonctions d’élu local. La RATP a démenti toute accusation d’emploi de complaisance, et Bagayoko a nié avoir bénéficié d’une « faveur technique » pour son emploi, affirmant qu’il a travaillé pour la RATP depuis le début des années 2000.

Aly Diouara, quant à lui, a affirmé être « totalement dans les clous » concernant sa situation de logement social, malgré ses indemnités de député d’environ 7 600 euros brut mensuels. Il a précisé que le plafond du logement social est basé sur ses revenus de 2024, année où il n’a été député qu’à partir de juillet.

Réactions et conséquences

Les accusations portées contre Bagayoko et Diouara s’inscrivent dans un contexte plus large de tensions politiques en Seine-Saint-Denis, où plusieurs élus de LFI, notamment Danièle Obono et Rachel Keke, ont également été la cible de critiques. Mélenchon a dénoncé ce qu’il considère comme une campagne de dénigrement visant spécifiquement des élus noirs de son mouvement.

Ces événements soulèvent des questions sur la manière dont les élus issus de minorités sont traités dans le paysage politique français et mettent en lumière les enjeux de race et de classe au sein des institutions.

Source : Le Progrès

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