Éducation. Classement de Shanghai : les universités américaines dominent, 4 françaises dans le Top 100

Classement de Shanghai : les universités américaines dominent, 4 françaises dans le Top 100

Les universités américaines, avec Harvard en tête, continuent de dominer le classement de Shanghai publié ce samedi. Ce classement révèle que quatre établissements français se maintiennent dans les 100 premières places.

L’université Paris-Saclay reste la meilleure université française, occupant la 13e place mondiale, identique à celle de 2025. Ce classement, réalisé depuis 2003 par le cabinet indépendant Shanghai Ranking Consultancy, est largement cité malgré certaines critiques sur sa méthodologie.

Les douze premières positions sont exclusivement occupées par des établissements anglo-saxons, avec Harvard en première position, suivie de Stanford et du MIT. Au Royaume-Uni, Cambridge et Oxford se classent respectivement quatrième et septième.

27 universités françaises dans le Top 1000, grâce à une « politique de regroupement »

La France compte quatre établissements parmi les 100 premières universités mondiales : l’Université Paris-Saclay, l’Université PSL (33e, contre 34e en 2025), Sorbonne Université (55e, contre 43e en 2025) et Université Paris Cité (57e, contre 60e en 2025).

Au total, 27 établissements français figurent dans les 1 000 universités classées, plaçant la France au 10e rang mondial. Elle est également au 4e rang mondial en nombre d’établissements dans le Top 50, à égalité avec la Suisse, le Japon et l’Allemagne.

Selon le ministère de l’Enseignement supérieur, « ces résultats reflètent l’efficacité de la politique conduite depuis 2017 pour faire émerger des universités visibles mondialement et soutenir l’excellence de la recherche ». La « politique de regroupement » des établissements depuis 2018 a permis de rendre plus lisible à l’international une puissance scientifique historiquement fragmentée.

Un classement vivement critiqué

En 2016, la première université française se classait 36e mondialement, avec trois établissements dans le Top 100. Le classement de Shanghai prend en compte six critères, dont le nombre de lauréats de prix Nobel et de médailles Fields parmi les diplômés et professeurs, le nombre de chercheurs les plus cités dans leur discipline, ainsi que le nombre de publications dans les revues Science et Nature.

Ces critères, principalement axés sur la recherche plutôt que sur la formation, alimentent certaines critiques concernant ce palmarès. Le ministère souligne que « s’il doit être suivi avec attention, le classement de Shanghai ne peut être l’unique boussole de notre politique d’enseignement supérieur et de recherche ».

(Source : Shanghai Ranking Consultancy)

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