François Hollande en Gironde : un retour vers 2027
François Hollande, ancien président de la République, a marqué son retour sur la scène politique en Gironde ce vendredi 14 août. Dix ans après avoir quitté l’Élysée, il a été réélu député de Corrèze en 2024, suite à la dissolution ratée de l’Assemblée nationale par Emmanuel Macron. Son regard se tourne désormais vers l’élection présidentielle de 2027.
En parcourant les villes de Libourne à Saint-Médard-en-Jalles, Hollande a évoqué les récents incendies qui ont ravagé la Gironde. Il a déclaré : « Ce qu’on a vécu cet été, après les incendies de 2022, va se reproduire. Nous sommes dans un cycle de réchauffement. » Il a souligné la nécessité d’une prévention accrue, d’une adaptation et d’une coordination des moyens à l’échelle européenne pour protéger les pompiers.
Alors que le ministre de la Transition écologique, Sébastien Lecornu, se rendra en Gironde pour lancer une mission de reconstruction, Hollande a appelé à la mise en œuvre d’une loi de programmation pour la Sécurité civile. « Cela vaudra pour les prochains mandats », a-t-il ajouté, insistant sur l’importance des engagements des futurs candidats à la présidentielle concernant la sécurité civile.
Hollande a également proposé une redéfinition de la défense nationale, en y intégrant la protection des populations contre les incendies, qu’il qualifie d’agression. Il a exprimé la nécessité de mutualiser les moyens pour faire face à ces défis.
À Saint-Médard-en-Jalles, il a visité un Ehpad et a écouté le récit de l’évacuation des 87 résidents durant les incendies. Il a ensuite observé les ravages dans la forêt sinistrée, affirmant qu’il fallait rendre le pays moins vulnérable face à de tels événements.
Concernant sa candidature pour 2027, Hollande a noté qu’il avait une expérience différente de celle de 2011, où il avait été perçu comme « Monsieur 3 % ». Il a précisé : « Aujourd’hui, je suis un ancien président, j’ai une expérience. » Bien qu’il ne participera pas à la primaire du Parti socialiste, il a déclaré qu’il ne ressentait pas de solitude, mais plutôt une « solitude bien accompagnée ».
Hollande a critiqué le bilan d’Emmanuel Macron, estimant que son mandat n’avait pas permis de transformer la France et avait conduit à un immobilisme et à des inégalités croissantes. « Pour celui qui lui succédera, les marges de manœuvre seront très limitées », a-t-il conclu.
Source : Sud Ouest



