C’est quelque chose d’extrêmement précieux : dans l’Hérault, les scouts observent les massifs forestiers pour prévenir les départs d’incendies
Lors des périodes estivales, la réserve communale de sécurité civile de Montpellier bénéficie de renforts. Des scouts venus des quatre coins de l’Hexagone prêtent main-forte pour observer la forêt et ainsi prévenir tout risque de départ de feu dans ses massifs.
Voilà déjà une semaine que le camp des scouts est installé sur la communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup, dans l’Hérault. Ces jeunes viennent de toute la France pour surveiller les massifs forestiers environnants, jouant un rôle essentiel dans la prévention des incendies.
Touchés par les feux qui ont ravagé des dizaines de milliers d’hectares en France, ces scouts ont décidé de mettre à profit leur disponibilité. Judith, 15 ans, membre des Scouts et Guides de France, déclare : « J’ai été vraiment marquée, je ne pensais pas qu’il y aurait autant de feux cette année ». Elle ajoute : « Je pense qu’en surveillant, en faisant un peu attention et en répétant aux gens ce qu’il faut faire, on peut vraiment éviter beaucoup de feux ».
Perchés en haut de leur tour de vigie, les scouts passent des heures à scruter l’horizon pour prévenir tout risque d’incendie, qui pourrait se propager rapidement dans ce type d’environnement, couplé à des conditions météorologiques favorables. En 2025, 15 hectares avaient déjà été détruits par les flammes dans la région.
De 11 heures à 19 heures, les membres des scouts se relaient pour traquer le moindre signe d’incendie. Jean-Philippe Leyris, responsable de la réserve communale de sécurité civile de Montpellier, explique : « Là, si vous avez un départ de fumée, il sera plutôt noir marron, c’est ça vraiment un départ de feu ». Les signaux repérés en cas de départs de feux n’ont presque plus de secret pour ces jeunes : « On sait qu’au début ce sont des fumées assez blanchâtres parce que c’est l’humidité qui s’en va, donc c’est plus de la vapeur d’eau. Après, ça va être plutôt gris et assez large, quand ça commence vraiment à brûler », raconte Thibault, 16 ans.
Cette aide des scouts est cruciale pour la réserve communale, surtout lors de la saison estivale. Jean-Philippe Leyris confirme : « C’est plus qu’un renfort, c’est quelque chose d’extrêmement précieux pour la commune et notre territoire du Grand Pic Saint-Loup ». Il ajoute : « Parce que ce sont nos yeux, quand nos bénévoles ne sont pas présents dans la semaine ».
Source : France Télévisions



