Un ancien assistant maternel mis en examen pour exhibition sexuelle et corruption de mineurs
Un homme de 42 ans, ancien assistant maternel à Perros-Guirrec (Côtes-d’Armor), a été mis en examen pour exhibition sexuelle et corruption de mineurs. Dénoncé par des adolescents parisiens, il est soupçonné de s’être masturbé lors d’un appel vidéo. La chambre d’instruction de la cour d’appel de Rennes a décidé de prolonger sa détention provisoire.
Les faits se sont déroulés le 29 mars 2026, lorsque deux adolescents du XIVe arrondissement de Paris ont reçu un message sur Snapchat d’un utilisateur prétendant être un mineur de 15 ans. Après quelques échanges, l’homme a lancé un appel vidéo avec l’un d’eux. Ce dernier, poussé par la curiosité, a accepté l’appel. Yann X se serait alors déshabillé et masturbé devant la caméra avant de quitter l’appel et de bloquer l’adolescent.
Deux semaines après cet incident, une plainte a été déposée. Le même jour, un autre adolescent, ami du premier, aurait également été contacté par l’utilisateur. Yann X lui aurait demandé d’envoyer des photos de sa petite sœur sur les toilettes, en lui assurant que la vidéo resterait entre eux. Il aurait également mentionné avoir eu des relations sexuelles avec une enfant de 6 ans.
Des captures d’écran et une vidéo de l’appel ont été fournies aux enquêteurs, qui ont pu identifier l’homme grâce à une tache de naissance visible sur son dos. En garde à vue, Yann X a fait des déclarations contradictoires, admettant être l’auteur des échanges tout en affirmant avoir supprimé son compte Snapchat sous la menace d’une plainte.
Selon les enquêteurs, Yann X aurait eu de tels échanges avec des mineurs depuis décembre 2025 via TikTok et Snapchat, expliquant que cela se produisait « deux à trois fois par semaine ». Son téléphone, qu’il aurait jeté dans le port, n’a jamais été retrouvé. Cependant, plusieurs pseudonymes et des conversations engagées avec des profils féminins ont été découvertes sur son matériel informatique.
Yann X n’est pas un inconnu de la justice. Ancien assistant maternel, il a été condamné à plusieurs reprises pour des faits similaires, notamment pour délaissement de mineurs, exhibition sexuelle, détention d’images pédophiles et corruption de mineurs. Il a également été reconnu coupable de faux et usage de faux dans le cadre de son suivi sociojudiciaire.
L’expert psychiatre ayant évalué Yann X a noté que son comportement pourrait relever de conduites sexuelles compulsives, sans intention délibérée de nuire. Lors de l’audience, l’avocate générale a exprimé des préoccupations quant à la réitération des actes, précisant que sa « problématique pédophile est avérée ». La cour a refusé sa demande de remise en liberté, soulignant le risque élevé de récidive.
Source : France 3 Régions



