L’arrivée des climatiseurs dans les hôpitaux a « facilité la vie des soignants et le confort des patients ». Maintenant, il faut penser « au bâti », suggère le chef du service réanimation de l’hôpital Lariboisière à Paris.
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<img sizes="(min-width: 1440px) 885px, (min-width: 1200px) 50vw, 90vw" alt="Un ventilateur branché dans une chambre d'hôpital de la métropole lilloise pour pallier le manque de climatisation alors que la canicule sévit, le 7 juillet 2026. (FLORENT MOREAU/VOIX DU NORD/MAXPPP)" width="432" height="243" src="https://www.franceinfo.fr/pictures/PZnwbPEj6a2flsVz71h1Fq915i4/0x274:5271x3239/432x243/filters:format(jpg):quality(50)/2026/08/14/6a7ed297603d4563860848.jpg" fetchpriority="high"/>« La situation va mieux parce que les périodes de canicule actuelles sont beaucoup plus courtes et moins intenses que ce que nous avons connu dans les dernières semaines de juin », observe vendredi 14 août sur France Inter, Bruno Mégarbane, chef du service réanimation de l’hôpital Lariboisière à Paris. Après l’arrivée des climatiseurs dans les hôpitaux qui ont « facilité la vie des soignants et le confort des patients », il appelle maintenant l’État à « prendre des décisions à plus long terme » avec notamment « la modification du bâti hospitalier ».
En plus d’améliorer l’isolation thermique des bâtiments hospitaliers, Bruno Mégarbane plaide pour davantage de « végétalisation et l’équipement quasi systématique des hôpitaux avec des climatiseurs, puisque aujourd’hui on estime que seuls 50% des chambres qui accueillent des patients à risque de faire des coups de chaleur le sont ». Or, il est « clairement établi que dans cette période de transition vers un réchauffement climatique important, la climatisation permet de sauver des vies, notamment dans les lieux comme les Ehpad et les hôpitaux, où il y a des personnes fragiles », souligne-t-il.
Fin juillet, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a annoncé la livraison de 33 000 climatiseurs d’appoint pour les hôpitaux et les Ehpad, après la canicule de juin. «
Ces climatiseurs « ont permis de passer ce cap difficile des jours de canicule avec plus de simplicité, plus de confort pour les patients ». Il fait cependant part de son regret de ne pas avoir vu les pouvoirs publics anticiper ces vagues de chaleur, pour obtenir des climatiseurs à des prix « plus bas » et pour fournir aux hôpitaux « du matériel plus professionnel ».
Invitée de France Inter aux côtés de Bruno Mégarbane, Ophélie Labelle, représentante de la fédération santé et action sociale de la CGT, pointe aussi le fait que certains climatiseurs livrés étaient « incompatibles avec des prises françaises ». Elle prend l’exemple aussi de l’Yonne, où un établissement d’Auxerre a reçu « des livraisons de climatiseurs au propane, avec une interdiction, , des services de sécurité pour les utiliser ».
À l’hôpital et dans toutes les professions médicales, « les professionnels sont à bout de souffle au bout de trois ou quatre canicules », déplore Ophélie Labelle, alors que 75 départements sont encore classés en vigilance orange canicule vendredi. La CGT appelle à la grève, le 15 septembre prochain, « pour avoir un budget au niveau des besoins, que ce soit en termes de reconstruction, pour permettre une prise en charge des patients et pour que les professionnels puissent travailler correctement et dignement », ce qui n’est « pas possible aujourd’hui », explique-t-elle.
Source : France Inter



