Soudan: les FSR multiplient les attaques, Khartoum et la frontière avec l'Éthiopie ciblés

Soudan : Intensification des attaques des Forces de soutien rapide

Du Darfour au Kordofan, en passant par Khartoum, la situation au Soudan s’aggrave avec des combats sur plusieurs fronts. Les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) cherchent à reprendre des villes et villages stratégiques perdus le mois dernier. Ils ont récemment intensifié leurs opérations, y compris des attaques par drones, particulièrement dans l’État du Nil Bleu, à la frontière avec l’Éthiopie.

Le 13 août, deux jours après avoir pris le contrôle de Geissan, les FSR ont annoncé avoir capturé la ville de Kurmuk, qui avait été récemment reprise par l’armée soudanaise. Des affrontements ont eu lieu entre les FSR, soutenus par le Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord (MPLS-N) dirigé par Abdelaziz el Hilu, et les forces gouvernementales. Les FSR ont diffusé des vidéos et des photos confirmant leur prise de contrôle et ont déclaré avoir saisi des armes, des munitions, ainsi que des véhicules militaires.

L’armée soudanaise n’a pas réagi officiellement à cette perte, mais des autorités locales ont rapporté des attaques intensifiées, incluant l’utilisation de drones stratégiques et kamikazes, accompagnées de tirs d’artillerie au cours des trois derniers jours. Le gouvernement soudanais accuse l’Éthiopie d’avoir permis aux FSR d’utiliser son territoire comme base pour leurs opérations, une allégation qu’Addis-Abeba a démentie.

Au Kordofan du Nord, l’armée a repoussé une attaque des FSR qui visaient des localités récemment reconquises par les forces du général Abdel Fattah al-Burhan. L’objectif des FSR était d’atteindre l’axe routier stratégique reliant Omdurman à Al-Obeid. Les informations militaires indiquent que l’attaque a été précédée de frappes de drones et d’un bombardement d’artillerie.

La situation au Soudan demeure volatile, avec des implications potentielles pour la sécurité régionale et des défis croissants pour le contrôle des frontières.

Source : RFI

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