C’est un problème structurel, en bout de chaîne, on subit : Les urgences à Toulouse en période de canicule
Alors que la Haute-Garonne endure des températures élevées, les urgences du CHU de Toulouse ne semblent pas affectées par la canicule, contrairement à d’autres hôpitaux dans le Nord de la France. Les services de Purpan et Rangueil continuent de faire face à un flux quotidien de près de 400 passages.
Les températures à Toulouse dépassent régulièrement les 36 °C, rendant la vigilance nécessaire. Cependant, les motifs de fréquentation des urgences montrent que la population de la région s’adapte mieux à ces conditions climatiques que d’autres départements français. Le Pr Charles-Henri Houzé-Cerfon, médecin urgentiste au CHU de Toulouse, constate que les admissions liées à la chaleur restent limitées, avec seulement trois cas d’hyperthermie traités grâce à des mes de refroidissement.
Malgré cette situation, les urgences ne connaissent pas de répit. Chaque jour, entre 380 et 400 patients sont pris en charge, un chiffre constant par rapport aux mois précédents. « Nous ne bénéficions pas de la pause estivale pour faire souffler les équipes », souligne le Pr Houzé-Cerfon. La pression sur le système de santé est exacerbée par la fermeture de lits, les congés des médecins libéraux et la réduction des capacités en médecine de suite et de réhabilitation.
Les cas de décompensation de maladies chroniques, tels que le diabète et l’insuffisance cardiaque, ne peuvent pas être directement associés à la canicule, bien que des analyses futures soient nécessaires pour évaluer leur impact. « C’est un problème structurel et, en bout de chaîne, on subit », conclut le médecin, témoignant d’une situation qui nécessite des solutions à long terme.
Source : La Dépêche



