E-cigarette : l’arôme vanille pourrait nuire au développement embryonnaire
Arôme artificiel courant utilisé dans les cigarettes électroniques pour imiter la vanille, la vanilline pourrait perturber le bon développement de l’embryon chez la femme enceinte. C’est ce que révèle une étude récente publiée dans la revue Human Reproduction. Cette recherche, menée sur des cellules souches embryonnaires in vitro, soulève des préoccupations quant à l’impact potentiel de cet arôme sur la santé des embryons.
Un arôme extrêmement présent dans les liquides pour e-cigarette
Les cellules souches embryonnaires utilisées dans cette étude peuvent provenir d’embryons donnés à la science ou être obtenues par reprogrammation génétique de cellules adultes. Les chercheurs ont exposé ces cellules à la vanilline, un arôme fréquemment utilisé dans les liquides pour cigarettes électroniques, souvent à des concentrations élevées. Prue Talbot, la chercheuse principale de l’étude, a expliqué que les cellules embryonnaires possédaient un canal appelé TRPV4, qui est susceptible de se lier à la vanilline.
Des cellules incapables de bien se différencier
Les résultats montrent que des concentrations micromolaires de vanilline ont tendance à tuer les cellules, tandis que des concentrations nanomolaires entraînent la perte de pluripotence, c’est-à-dire la capacité des cellules à se différencier en divers types cellulaires. La vanilline induit également une différenciation des cellules souches en endoderme, un tissu embryonnaire à l’origine de la muqueuse intestinale et des tissus respiratoires. Ces modifications peuvent avoir des conséquences graves, empêchant le développement normal des embryons.
Conséquences et recommandations
Bien que ces résultats soient préliminaires et doivent être interprétés avec prudence, les auteurs de l’étude recommandent aux femmes enceintes de faire preuve de prudence en ce qui concerne l’usage d’arômes dans les cigarettes électroniques. Le site Tabac Info Service souligne que la vapoteuse est déconseillée durant la grossesse, et que des substituts nicotiniques sont préférables, en étant accompagnés par un professionnel de santé.
Les chercheurs appellent également à la réalisation de davantage d’études sur ce sujet afin d’évaluer clairement les risques associés à l’utilisation de ces arômes.
Source : Human Reproduction



