Libération d’un agent de la DGSE : Ce que l’on sait des coulisses de la grâce accordée par le Mali
Le ministère français des Affaires étrangères a exprimé, ce vendredi 14 août, sa « très grande satisfaction » suite à l’annonce de la libération d’un agent de renseignement français par les autorités maliennes. Cet agent, arrêté il y a un an, avait été condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour atteinte à la sûreté de l’État. La grâce a été accordée par le président de la Transition malienne, le général Assimi Goïta.
Les négociations pour la libération de l’agent avaient débuté avant même son procès, qui s’est tenu en juin dernier à Bamako. Selon des sources, le Maroc aurait joué un rôle clé dans ces discussions. Un interlocuteur marocain aurait déclaré aux Maliens : « Faites-le pour sa majesté, et au nom de nos relations. »
À Bamako, une source proche du dossier a indiqué que la France avait insisté pour que l’agent soit jugé avant toute autre action. Dans ce cadre, il a été le seul à être jugé pour la supposée « tentative de déstabilisation », tandis que ses co-accusés maliens, dont deux généraux, demeurent en détention.
Dès le prononcé du jugement, il a été demandé à l’avocat de ne pas faire appel, afin d’éviter une prolongation de la détention de l’agent français. Cette situation a suscité des tensions, la France menaçant récemment de fermer l’École française Liberté de Bamako en représailles.
Les négociations se sont intensifiées, aboutissant finalement à la grâce. Une source locale a déclaré que la junte malienne avait obtenu « beaucoup de choses » en retour, bien que les détails restent flous. L’agent français a depuis regagné Paris.
Source : RFI


