Eliott Housieaux : un jeune prodige du carillon à Lecelles
Eliott Housieaux, 16 ans, élève carillonneur à l’école de musique de Saint-Amand-les-Eaux, joue quotidiennement avec l’ambition de devenir maître carillonneur. Lycéen à proximité de la tour Abbatiale de Saint-Amand-les-Eaux, il s’est passionné pour les cloches dès son enfance, attiré par leur sonorité. « J’allais jouer une fois par mois, pendant ma récré du midi », se remémore-t-il.
Dès l’âge de cinq ans, Eliott a commencé à apprendre la musique, mais le carillon, qui exige de toucher des pédales, est généralement réservé aux enfants de dix ans et plus. Cependant, il a réussi à intégrer la formation plus tôt en jouant « Au clair de la Lune » à l’oreille, impressionnant ainsi ses enseignants.
Eliott a une affection particulière pour les cloches anciennes, qu’il considère comme chargées d’histoire. « Je préfère un carillon qui a de l’histoire, celui de Saint-Amand est sûrement le plus joué du monde », explique-t-il. La tour Abbatiale de Saint-Amand, qui date de 1640, a été rénovée en 1988 et abrite des cloches datant de 1784.
Le jeune musicien s’illustre également dans la mécanique des carillons, réparant parfois les instruments défectueux. « Je bricole un peu, si on connaît la mécanique des carillons, ça se répare sans souci », précise-t-il. Pour maintenir son niveau, il a récemment acquis un carillon portable, conçu aux Pays-Bas, qui lui permet de s’entraîner à domicile.
Eliott envisage de rejoindre l’École royale de carillon de Malines en Belgique, espérant un jour prendre les commandes de la tour Abbatiale de Saint-Amand-les-Eaux. Alors que la France ne compte qu’une cinquantaine de carillons, contre environ 180 aux Pays-Bas, il reste optimiste sur l’avenir de cette pratique. « Je ne pense pas que la pratique se perde, il y a la relève qui est présente », affirme-t-il.
La culture du carillon diffère d’un pays à l’autre. Eliott note que les carillonneurs néerlandais peuvent réaliser jusqu’à douze représentations par jour, une opportunité rare en France. Malgré cette différence, il souhaite représenter les carillons français et contribuer à leur préservation.
Source : La Voix du Nord



