Après les ratés du nouveau congé de naissance : ce qu’il faut savoir
Le congé de naissance, entré en vigueur le 1er juillet dernier, permet aux parents de prolonger leur temps avec leur nouveau-né, en choisissant de ne pas reprendre le travail après leur congé maternité ou paternité. Cependant, des difficultés de mise en œuvre ont été signalées, suscitant des inquiétudes parmi les bénéficiaires.
Depuis fin juillet, de nombreux témoignages font état de problèmes tels que des indemnités inférieures aux attentes, des retards dans les paiements, et des communications défaillantes entre les entreprises et la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM). La leader écologiste Marine Tondelier a qualifié la situation de « scandale » sur les réseaux sociaux, soulignant l’urgence de clarifier ces enjeux.
Du côté de l’Assurance Maladie, il est indiqué qu’il est encore trop tôt pour parler de retards de paiement, à condition que les demandes aient été transmises correctement et dans les délais. Les parents sont invités à être vigilants sur la complétude de leurs dossiers.
Quand les indemnités sont-elles perçues ?
Le versement des indemnités dépend de la politique de l’entreprise. Si celle-ci pratique la subrogation de salaire, elle continue de verser le salaire et reçoit les indemnités journalières de la Sécurité sociale. Dans le cas contraire, c’est le salarié qui perçoit directement les indemnités, qui sont de 70 % du salaire net pour le premier mois, puis 60 % pour le second. Les versements intervenant début du mois suivant, les premiers congés pris en juillet n’ont pu être réglés avant le 1er août.
Retards potentiels dus à l’employeur
L’Assurance Maladie a signalé que près d’un dossier sur quatre soumis par les employeurs est incomplet, ce qui peut entraîner des retards dans le traitement des demandes. Les employeurs ont l’obligation de soumettre les demandes dans les cinq jours suivant le début du congé.
Quel est le montant de l’indemnité ?
Les indemnités journalières sont calculées sur la base des trois derniers mois de salaire brut. Pour un salaire brut de 2000 euros, le calcul est le suivant :
- Salaires bruts des trois derniers mois : 2000 € x 3 = 6000 €
- Montant après déduction des cotisations salariales (79 % conservé) : 6000 € x 0,79 = 4740 €
- Montant journalier : 4740 € / 91,25 = 51,95 €
- Pour le premier mois, l’indemnité journalière est multipliée par 0,7, ce qui donne 36,365 € par jour. Après déduction de la CSG et de la CRDS (6,7 %), cela revient à environ 33,92 € par jour, soit un versement net de 1051 euros pour un mois de 31 jours.
Que se passe-t-il avec la mutuelle ?
La question de la couverture mutuelle pendant le congé de naissance dépend également des choix de l’entreprise. Si aucune cotisation n’est versée pendant cette période, cela peut entraîner la suspension du contrat de mutuelle, une situation inattendue pour de nombreux salariés. Il est conseillé de contacter la mutuelle pour explorer les options de maintien de la couverture.
L’Assurance Maladie a renforcé ses équipes pour gérer l’augmentation des demandes liées à ce nouveau droit, mais pour les parents encore en attente de leurs indemnités, la situation reste préoccupante.
Source : Le HuffPost



