Dérèglement climatique : Jean-Baptiste Fressoz étudie l'objet du déni

Dérèglement climatique : Jean-Baptiste Fressoz et l’histoire du déni

Les alertes scientifiques sur le dérèglement climatique ont été ignorées depuis le XIXe siècle, souvent sous la pression des milieux politiques et économiques. Ce constat, mis en lumière par l’historien Jean-Baptiste Fressoz, est le sujet central d’une série documentaire intitulée L’homme a mangé la Terre, qui explore les répercussions de l’industrialisation sur le climat.

Dès le XIXe siècle, des chercheurs anticipaient les effets de l’industrialisation sur l’atmosphère, prédisant une hausse des températures due aux émissions de dioxyde de carbone. Après la Seconde Guerre mondiale, des scientifiques associés au projet Manhattan ont également mis en garde contre l’impact des énergies fossiles, tandis que des stratèges militaires envisageaient d’utiliser les phénomènes climatiques comme des armes.

La modélisation climatique a progressé grâce à l’essor des technologies informatiques, et en 1972, l’ONU a organisé le premier sommet de la Terre à Stockholm. Cependant, le choc pétrolier qui a suivi a conduit à une relance de la production de charbon dans les pays occidentaux.

Aujourd’hui, les phénomènes climatiques extrêmes se multiplient, avec des canicules, des sécheresses, ainsi que des cyclones et des pluies diluviennes. Des villes comme Jakarta, confrontées à des inondations croissantes, sont contraintes de repenser leur avenir, incitant l’Indonésie à établir une nouvelle capitale dans la forêt de Bornéo.

Malgré les appels à l’adaptation, certains milieux d’affaires promeuvent un « capitalisme vert », critiqué par des experts comme Dennis Meadows, qui considère que le développement durable est souvent une diversion des véritables enjeux.

La série documentaire, qui intègre des archives et des témoignages d’experts, rappelle que le réchauffement planétaire n’était pas inéluctable. Cependant, malgré les efforts internationaux et les mobilisations citoyennes, les lois du marché et les modes de vie actuels continuent d’entraver la lutte contre le dérèglement climatique, laissant les populations les plus vulnérables subir les conséquences.

Source : Actualitté

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