Running : la musique pour booster les performances ?
Si la musique adoucit les mœurs, permet-elle aussi d’accélérer la cadence du coureur à pied et donc sa performance ? Éléments de réponse.
Pour de nombreux coureurs, casques ou écouteurs font désormais partie intégrante de leur équipement, au même titre que les chauss, le short ou le tee-shirt. L’enjeu consiste souvent à se distraire et à éviter la monotonie. Cependant, l’impact de la musique sur l’amélioration des performances chronométriques reste complexe.
Sur de courtes distances
De nombreuses études se sont penchées sur les coureurs qui pratiquent leur sport favori en écoutant de la musique. La majorité des recherches concerne des tests réalisés sur de courtes distances (5 km) ou de courtes durées, souvent sur tapis de course. Dans ce cadre, écouter ses morceaux préférés pendant un test de 6 minutes permettrait de couvrir une plus grande distance qu’en l’absence de musique, avec une augmentation de la fréquence cardiaque de 5 % à 10 % et de la distance parcourue par rapport à des tests similaires sans musique.
Cependant, ces études n’ont pas été menées sur des distances plus longues, comme les semi-marathons ou marathons, parcourus à l’air libre. Les paramètres influençant la performance sont nombreux, tels que l’entraînement, la condition physique, l’alimentation pendant la course, l’âge, etc. Il est donc difficile d’isoler le seul facteur musical.
Une perception de l’effort différente
Il semble que la musique ait un impact positif sur la perception de l’effort. Elle permet de détourner l’attention des douleurs et de la fatigue. Toutefois, quelques écueils sont à considérer :
- L’absorption par la mélodie peut éloigner le coureur de ses sensations, entraînant une fausse perception de l’effort et le risque de fatiguer prématurément.
- La musique peut couper le coureur de son environnement extérieur, augmentant ainsi le risque d’accidents, notamment lors des entraînements en milieu urbain.
Tolérée en course…
Enfin, la Fédération française d’athlétisme (FFA) rappelle dans son règlement 2026 que « l’utilisation d’appareils permettant l’écoute de la musique durant la compétition est tolérée », mais sous la responsabilité exclusive de l’utilisateur. L’isolation par rapport à l’environnement peut empêcher l’identification de certains dangers et constituer un facteur de risque pour le coureur et pour autrui.
Source : La Dépêche



