Allocations, familles monoparentales, APL… : un rapport choc propose d’économiser 4,2 milliards d’euros sur les aides familiales

Allocations, familles monoparentales, APL : un rapport choc propose d’économiser 4,2 milliards d’euros sur les aides familiales

Les parents devront-ils contribuer davantage aux économies recherchées pour le budget 2027 ? Une revue des dépenses publiée par l’Inspection générale des finances et l’Inspection générale des affaires sociales avance dix pistes susceptibles de rapporter 4,2 milliards d’euros en dix ans. Environ 2,5 milliards pourraient être économisés plus rapidement. Commandé par le Premier ministre Sébastien Lecornu, le document estime que certains dispositifs familiaux sont « mal calibrés ou sans effet sur l’objectif théoriquement visé », qu’il s’agisse de redistribution ou de soutien à la natalité. D’autres entraîneraient des « inégalités de traitement entre familles ou situations équivalentes ».

Les politiques familiales ont représenté 122,1 milliards d’euros en 2024, frais de gestion compris. Cependant, les propositions des inspections ne constituent pas encore des décisions gouvernementales. Certaines nécessiteraient un vote du Parlement dans les textes budgétaires de l’automne.

Le rapport recommande de supprimer la réduction d’impôt accordée aux parents dont un enfant est au collège, au lycée ou dans l’enseignement supérieur, actuellement de 61 euros pour un collégien, 153 euros pour un lycéen et 183 euros pour un étudiant. Ce dispositif, critiqué pour ne profiter qu’aux ménages imposables, entraînerait une hausse d’impôt pour les familles qui en bénéficient.

Parmi les autres recommandations, le rapport envisage d’aligner la fiscalité des parents veufs sur celle des familles monoparentales et de supprimer la demi-part supplémentaire pour ceux ayant élevé seuls un enfant pendant au moins cinq ans. Les allocations familiales, modulées selon les revenus du foyer, pourraient voir leurs plafonds abaissés de 20 %, ce qui entraînerait une réduction plus rapide des montants perçus par certaines familles.

De plus, le complément de libre choix du mode de garde (CMG) pourrait diminuer pour les enfants de 3 à 6 ans, augmentant ainsi le reste à charge pour certains parents. Enfin, une réforme des aides au logement versées aux étudiants pourrait toucher près de 200 000 foyers, entraînant une économie de 550 millions d’euros.

Ces mes, bien que proposées, suscitent des inquiétudes quant à leur impact sur les familles, notamment celles qui financent les études et le logement d’un jeune adulte.

Source : Inspection générale des finances, Inspection générale des affaires sociales.

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