Les gabians, rois des toits de Marseille, ne sont plus si nombreux
Le gabian, terme provençal désignant le goéland leucophée, est un symbole emblématique de Marseille, tout comme l’Olympique de Marseille ou Notre-Dame-de-la-Garde. Présents sur les toits de la ville, ces oiseaux sont souvent représentés dans la culture locale, des films aux bandes dessinées. Leur comportement intrépide et moqueur rappelle en partie l’esprit des Marseillais.
Actuellement, Marseille abrite plus de 12 000 couples de gabians, représentant la plus grande communauté de goélands d’Europe. Anaël Marchas, représentant de la Ligue de protection des oiseaux (LPO), souligne que la population de ces oiseaux a augmenté avec l’essor des déchets produits par les sociétés humaines, leur offrant ainsi une source de nourriture abondante.
Une espèce protégée dans un « restaurant à ciel ouvert »
Le goéland leucophée est une espèce protégée en France, et sa destruction, ainsi que celle de ses nids, est punie par la loi. Anaël Marchas précise qu’il existe une perception erronée selon laquelle les gabians seraient plus nombreux en ville. En réalité, ils se rapprochent des zones urbaines en quête de nourriture, tout en s’éloignant de leur habitat naturel, notamment les îles du Frioul. Toutefois, la tendance générale indique une diminution de leur population.
Cohabitation délicate avec les humains
La cohabitation avec les gabians peut poser des problèmes, notamment lorsqu’ils nichent sur des terrasses. Les oiseaux protègent vigoureusement leurs petits, et il est recommandé de contacter les services municipaux en cas de nid. Anaël Marchas mentionne également le manque de structures de soin pour les goélands dans la région, rendant la situation plus complexe.
Pour éviter les désagréments, il est conseillé de vérifier régulièrement les balcons et les toits pour prévenir la construction de nids. Les gabians, intelligents, commencent à repérer leur futur habitat dès février, ce qui nécessite une intervention rapide avant le printemps.
Source : La Provence



