Le Paris-Brest fait partie des incontournables gastronomies bretonnes. Mais connaissez-vous son histoire insolite ?

Le Paris-Brest : Histoire d’un Incontournable de la Gastronomie Bretonne

Il n’y a pas que le kouign-amann ou la crêpe qui évoquent la Bretagne à l’heure du dessert. Le Paris-Brest fait aussi partie des incontournables. Mais connaissez-vous l’histoire de cette pâtisserie ? Pourquoi met-elle en avant la cité du Ponant ?

Le Paris-Brest, tout en rondeur, est un dessert emblématique de nos boulangeries-pâtisseries. Son nom est lié à une course cycliste, la Paris-Brest-Paris, créée en 1891 par Pierre Giffard, directeur de l’information du « Petit Journal ». Cette course mythique, d’une distance de 1200 kilomètres, avait pour but de démontrer la robustesse de la bicyclette.

En hommage au courage des coureurs, Louis Durand, un pâtissier de Maisons-Laffitte, imagine en 1910 un gâteau en forme de roue de vélo, élaboré à partir d’une pâte à choux fourrée d’une crème mousseline pralinée, parsemée d’amandes effilées.

Le Paris-Brest ne cesse de se réinventer au fil des années. À Rennes, la Maison Bouvier propose des variations sur la recette traditionnelle. Maxime Fouillet, le chef-pâtissier, explique : « Notre base, ça va être un croustillant que l’on met dans la pâte à choux à la poche à douille, et on va rajouter par-dessus une crème mousseline, qui est un mélange de crème pâtissière, de crème au beurre et de praliné. »

La pâtisserie fait face à des défis économiques, comme le souligne Régis Ferey, enseignant à l’école Ferrandi de Rennes : « On voit que la noisette a pris 30% d’augmentation cette année, donc il va falloir réinventer le praliné en cherchant d’autres oléagineux. »

Les innovations incluent des pralinés à base de sarrasin, de lentilles ou de courges, agrémentés de graines de chanvre toastées. Eliott, étudiant en arts culinaires, affirme : « Le Paris-Brest, c’est une institution. C’est un dessert que j’ai toujours vu, toujours mangé. »

Finalement, le Paris-Brest est bien plus qu’un simple gâteau. Il symbolise le dépassement de soi, à l’image des coureurs de la Paris-Brest-Paris, ayant survécu à une course qui n’a connu que sept éditions, la dernière en 1951.

Source : France 3 Régions

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