Maisons fissurées : de nouvelles aides pour protéger les logements
Le phénomène de retrait-gonflement des argiles (RGA), exacerbé par le changement climatique, entraîne des fiss sur les façades, des murs qui se séparent et des planchers déformés dans de nombreuses habitations. Ce phénomène est causé par la rétraction des sols argileux durant les périodes de sécheresse, suivie d’un gonflement lors des pluies.
Pour remédier à cette situation, l’État a récemment assoupli son fonds de prévention, suite à un arrêté du 23 avril 2026, publié au Journal officiel le 30 avril 2026.
Un « fonds de prévention argile »
Depuis octobre 2025, une nouvelle aide à la prévention, le fonds de prévention argile, est en phase d’expérimentation dans 11 départements : l’Allier, les Alpes-de-Haute-Provence, la Dordogne, le Gers, l’Indre, le Lot-et-Garonne, la Meurthe-et-Moselle, le Nord, le Puy-de-Dôme, le Tarn et le Tarn-et-Garonne. Ce dispositif permet aux propriétaires occupants de maisons individuelles, construites depuis au moins 15 ans et situées en zone à forte exposition au RGA, de bénéficier, sous conditions de ressources, de subventions pour financer des diagnostics de vulnérabilité et des travaux préventifs. Les intéressés peuvent vérifier leur éligibilité sur un simulateur en ligne.
Par exemple, pour les ménages très modestes, la subvention pour les études peut atteindre 90 % du montant TTC, dans la limite de plafonds. En Meurthe-et-Moselle, le plafond des dépenses éligibles pour le diagnostic de vulnérabilité et l’inspection des réseaux d’eau enterrés est fixé à 2 000 € HT.
Une expérimentation élargie
L’arrêté du 23 avril 2026, entré en vigueur le 1er mai 2026, élargit cette expérimentation à un plus grand nombre de ménages grâce à des assouplissements.
Cette initiative vise à protéger les habitations menacées par le RGA et à soutenir les propriétaires dans la réalisation de travaux préventifs, face à un problème qui touche plus de 50 % de la France.
Source : Le Dauphiné



