Un mauvais élève peut-il donner son nom à une classe ?

Un mauvais élève peut-il donner son nom à une classe ?

Un collège à Valenciennes, le collège Eisen, a récemment accueilli un nombre accru d’élèves, passant de 450 à 700, suite à la fermeture d’un autre établissement. Cette situation a conduit à la création de nouvelles classes, dont une troisième. La principale d’Eisen, Corinne Hennotelle, a décidé de rendre hommage à un auteur, Grégoire Delacourt, en donnant son nom à l’une de ces classes.

Cette décision fait suite à une rencontre mémorable entre Delacourt et 150 collégiens, où il a partagé des réflexions sur la littérature et la vie. Les élèves ont posé des questions personnelles, allant de la rémunération d’un auteur à des anecdotes sur sa vie personnelle. En remerciement de cette interaction enrichissante, Hennotelle a déclaré : « Nous, les gens du Nord, on ne peut pas faire sans donner. »

Ainsi, le collège Eisen a désormais une classe nommée la 3e Delacourt, aux côtés d’autres classes portant les noms d’écrivains célèbres tels que Balzac et Shakespeare. Cette initiative soulève la question de la valeur symbolique d’un nom et de la reconnaissance des parcours atypiques, comme celui de Delacourt, qui a lui-même été un élève moyen.

Cette situation illustre l’importance de l’éducation et des échanges entre les élèves et les auteurs, mais aussi la capacité des établissements à reconnaître et à célébrer des contributions littéraires, même celles d’anciens élèves jugés peu brillants.

Source : La Croix

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