Brad Pitt soutient un usage ciblé de l’intelligence artificielle dans le cinéma
Brad Pitt a récemment exprimé son soutien à l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) dans l’industrie cinématographique, la qualifiant de précieux outil, notamment pour les films à budget moyen. Dans un entretien accordé à Esquire, l’acteur oscarisé a reconnu qu’il existe « beaucoup de résistance à l’égard de l’IA », mais il est convaincu que celle-ci pourrait permettre à des films de budget intermédiaire, se chiffrant entre 40 et 90 millions de dollars, de voir le jour.
Pitt a mentionné le coût élevé associé à la création d’effets visuels, tout en précisant qu’il est plus réservé en ce qui concerne l’utilisation de l’IA pour remplacer les acteurs. « Eh bien, cela dépend de qui la crée, vous voyez ? De qui est derrière, de qui raconte l’histoire », a-t-il déclaré. Il a souligné l’importance de la vision créative humaine dans le processus de narration.
L’acteur a également partagé son expérience concernant les scans d’acteurs pour des besoins de postproduction, affirmant qu’il a toujours veillé à garder la propriété de ses propres scans, qu’il a systématiquement détruits. « On me scanne depuis vingt ans, et j’ai toujours fait inscrire dans mon contrat: ‘Je les possède et je les détruis.’ J’aurais dû les garder ! », a-t-il ajouté.
Ces déclarations interviennent dans un contexte où Hollywood fait face à des débats intenses concernant l’impact de l’IA sur la créativité et l’emploi dans le secteur. Des figures emblématiques, telles que Martin Scorsese et George Lucas, ont récemment été critiquées pour leur soutien à l’IA, tandis que d’autres, comme Guillermo del Toro, s’opposent fermement à son utilisation.
Pitt a également évoqué l’IA générative dans le domaine musical, notant qu’il a entendu des chansons créées par IA, mais qu’elles manquent souvent de la profondeur émotionnelle que seule une voix humaine peut transmettre.
Ces réflexions surviennent alors que l’industrie du cinéma continue de naviguer dans des eaux troubles, cherchant à équilibrer innovation technologique et préservation de l’art narratif.
Source : Esquire


