L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a révisé à la baisse ses prévisions d’offre et de demande mondiales de pétrole dans son rapport mensuel, citant l’intensification du conflit au Moyen-Orient.
Dans son rapport d’octobre 2023, l’AIE a ajusté ses estimations de croissance de la demande mondiale de pétrole pour 2024, la réduisant à 880 000 barils par jour (bpj), contre une prévision précédente d’une augmentation d’un million de bpj. (challenges.tn)
Cette révision intervient alors que le conflit au Moyen-Orient s’est intensifié, affectant les dynamiques du marché pétrolier mondial. L’AIE souligne que, malgré une demande robuste en Chine, en Inde et au Brésil, des facteurs tels que les gains d’efficacité énergétique et un climat économique détérioré pèsent sur la consommation mondiale de pétrole. (iea.org)
En septembre 2023, la production mondiale de pétrole a augmenté de 270 000 bpj, atteignant 101,6 millions de bpj, principalement en raison de la hausse de la production au Nigeria et au Kazakhstan. Cependant, l’AIE note que le conflit Israël-Hamas n’a pas eu d’impact direct sur les flux pétroliers. (iea.org)
Les marges de raffinage ont également diminué, passant de niveaux proches des records en septembre à octobre, en raison de la chute des prix de l’essence et du fioul. Malgré cette baisse, elles restent supérieures à la moyenne saisonnière. (iea.org)
Les stocks mondiaux de pétrole ont diminué de 63,9 millions de barils en août, avec une baisse significative de 102,3 millions de barils dans les stocks de brut. Les stocks industriels de l’OCDE ont diminué de 6,5 millions de barils en août, s’établissant à 2 816 millions de barils, soit 105,3 millions de barils en dessous de la moyenne sur cinq ans. (iea.org)
En réponse à ces dynamiques, les prix du pétrole ont fluctué. Après l’attaque du Hamas en Israël le 7 octobre, les contrats à terme sur le Brent ont augmenté de 4 dollars le baril, les traders réévaluant les risques géopolitiques. Cependant, ces gains se sont dissipés début octobre en raison de préoccupations macroéconomiques renouvelées. Au moment de la rédaction, le Brent se négociait à 87 dollars le baril. (iea.org)
Ces ajustements des prévisions de l’AIE reflètent les défis actuels du marché pétrolier mondial, influencés par des facteurs géopolitiques et économiques complexes.
(iea.org)



