Canicules et harcèlement de rue : « Je ne supporte pas à quel point les hommes s’accaparent le corps féminin avec le regard »
Les épisodes de fortes chaleurs, comme ceux que la France traverse actuellement, sont souvent corrélés à une augmentation des violences faites aux femmes. Selon un rapport de l’ONU, chaque augmentation de 1 °C de la température mondiale entraîne une hausse de 4,7 % des violences conjugales. Le harcèlement de rue, bien que moins quantifiable, s’inscrit également dans cette dynamique alors que la France fait face à sa cinquième vague de chaleur de l’année.
Pendant la première canicule en mai 2026, l’application Umay, dédiée à la signalisation d’insécurités et de harcèlements, a enregistré une augmentation de 30 % des signalements, selon France Info. Cette hausse est symptomatique d’un climat de tension accrue pour les femmes, qui se sentent souvent vulnérables lors de fortes chaleurs.
Mia, une institutrice parisienne de 25 ans, témoigne : « En période de fortes chaleurs, il y a plus d’échanges, plus osés, des regards plus présents. Et à partir du moment où il y a un bout de peau qui dépasse, n’en parlons pas. » Elle déplore un climat sexualisant qui renforce la pression sur les femmes dans l’espace public.
La dynamique de harcèlement est exacerbée par les conditions climatiques, rendant la situation encore plus préoccupante pour la sécurité des femmes dans les lieux publics.
Source : France Info



