Michelin ResiCare s’allie à IMCD et Axens pour propulser une molécule biosourcée et non toxique au cœur de l’industrie. La première unité de production de ce substitut aux ingrédients d’origine fossile sera inaugurée début décembre en Isère.
Face à la demande croissante de décarbonation de l’industrie chimique et des matériaux, le 5-HMF (5-hydroxyméthylfurfural) présente un potentiel significatif. Cette molécule, dérivée du fructose, vise à remplacer progressivement certains composants d’origine pétrolière dans les résines, polymères et adhésifs.
Biosourcée, non toxique et polyvalente, le 5-HMF peut être utilisé dans divers secteurs, notamment l’agriculture, la cosmétique, la construction, le transport, l’aéronautique, l’électronique et les additifs de spécialités. Sa résistance élevée aux températures et au feu constitue un avantage supplémentaire.
Michelin, engagé dans la recherche et la production à petite échelle de 5-HMF depuis 2021, a récemment annoncé deux partenariats stratégiques pour accélérer l’industrialisation et la commercialisation de cette technologie. Actuellement, le manufacturier auvergnat intègre cette molécule dans la fabrication de ses résines adhésives ResiCare, utilisées pour des applications internes (composites en fibre de carbone, fibre de verre, fibre de lin) et vendues à d’autres industriels dans l’aéronautique, la Défense et le ferroviaire.
« Nous sommes en train d’introduire une nouvelle molécule. C’est très rare, cela n’arrive qu’une fois tous les 30 ans. Si nous voulons multiplier les chances que cette molécule soit très largement utilisée, nous avons intérêt à nouer des partenariats. Cela permettra de la rendre très disponible et de créer une chaîne de valeur compétitive en prix, par rapport aux équivalents pétrosourcés », a déclaré Laurent Lemonnier, directeur général de Michelin ResiCare.
Source : La Tribune.



