Un client achète une langouste à 300 euros pour la relâcher en mer
Ce dimanche 9 août 2026, un événement singulier s’est produit au restaurant Loulou Pirate, situé à Roquebrune-Cap-Martin dans les Alpes-Maritimes. Stéphane Lamart, un client engagé en faveur du bien-être animal, a décidé de débourser 300 euros pour acquérir une langouste présente sur le plateau de fruits de mer, non pas pour la consommer, mais pour la relâcher dans son habitat naturel.
Stéphane Lamart, fondateur d’une association dédiée à la protection des animaux, a été choqué par la vue de la langouste vivante, exposée sur la table. « Sa vision m’était insupportable. On m’a annoncé qu’il était à 10 euros le gramme : j’étais profondément choqué qu’on puisse décider ainsi que la vie d’un animal vaut 300 euros », a-t-il déclaré. Lamart, qui milite pour interdire la vente d’animaux vivants, a également exprimé son souhait que les crustacés soient étourdis avant d’être cuisinés.
En France, la législation actuelle stipule que seuls les animaux abattus dans les établissements d’abattage doivent être étourdis avant d’être tués, ce qui ne s’applique pas aux crustacés. Des études britanniques remettent en question cette pratique, recommandant l’étourdissement électrique avant ébouillantage, une me déjà en vigueur en Suisse depuis 2018.
Après avoir acheté la langouste, Stéphane Lamart a décidé de la relâcher en mer. « Je ne saurai jamais si elle a fini par survivre ou non, mais au moins je lui ai laissé une seconde chance pour vivre », a-t-il ajouté.
Ce n’est pas la première fois que Stéphane Lamart agit de la sorte. En 2024, il avait déjà sauvé trois homards d’un restaurateur à Menton, qui les gardait dans des conditions inappropriées en pleine chaleur. Lamart appelle à une réforme législative pour mieux protéger les crustacés, soulignant que « les poissons et crustacés ne souffrent pas moins que les animaux de compagnie, malgré leur apparente absence d’expression ».
Source : France 3 – Ici Côte d’Azur



